Les dangers des ondes électromagnétiques

0
813

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) confirme les dangers des ondes électromagnétiques

L’Anses précise que les travaux en cours sur les personnes souffrant d’électro-hypersensibilité et ceux relatifs aux enfants, pourraient l’amener à faire évoluer ses recommandations.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a rendu public un nouveau rapport relatif aux effets des ondes électromagnétiques sur la santé.
Le directeur général de l’ANSES, a indiqué que plusieurs centaines d’études nouvelles ont été prises en compte depuis 2009, date du dernier avis de l’agence sur le sujet, alors que les technologies sans fil connaissent un déploiement toujours plus large.
Elles sont susceptibles d’augmenter l’exposition de la population via de nouvelles antennes, ou via de nouveaux équipements : Smartphones dernière génération, tablettes, etc.
La 4G permet d’avoir sur un Smartphone ou une tablette mobile un débit internet équivalent à celui d’une ligne fixe. L’ANSES ne conclut pas à un «effet sanitaire avéré chez l’homme» et donc ne propose pas de «nouvelles valeurs limites d’exposition de la population». Mais certains effets biologiques chez l’homme et chez l’animal ont, cependant, été constatés. L’agence recense également des impacts sur l’activité
électrique cérébrale pendant le sommeil.
Certains travaux montrent une hausse du risque sur le long terme de tumeurs cérébrales chez les utilisateurs intensifs. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), affilié à l’Organisation mondiale de la santé, avait déjà classé en 2011 les radiofréquences comme «cancérogènes possibles».

Le public, de plus en plus exposé

Le rapport de l’ANSES évoque «le développement massif des technologies recourant aux radiofréquences et conduisant à une exposition intensive de la population, le cas échéant des personnes les plus sensibles, et à laquelle elle ne peut se soustraire.
L’agence souligne aussi le besoin de mieux mesurer les expositions, celles liées aux appareils que nous utilisons ou celles dues aux radiofréquences présentes dans notre environnement.

Cancérisation ?…

Les radiofréquences favorisent certains mécanismes de cancérisation, comme : oxydation de l’ADN, cassures de l’ADN… Mais le rapport conclut qu’ « aucun effet pérenne des radiofréquences sur la perte d’intégrité de l’ADN n’a été mis en évidence
à un faible niveau d’exposition».
Ainsi, les modifications observées «semblent être rapidement réparées. Elles sont vraisemblablement sans conséquence pour l’intégrité des chromosomes ».
Mais il y a aussi des effets non cancérogènes possibles sur le système nerveux central (sommeil, fonctions cognitives, maladies neuro-dégénératives) ainsi que sur la fertilité et sur les systèmes cardiovasculaire et endocrinien.
Les chercheurs concluent que «des effets biologiques peuvent être observés en deçà des valeurs limites d’exposition aux radiofréquences définies au niveau international».

 

 

NO COMMENTS