Vieillissement « juste », anti-âge assuré

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Vieillissement thérapies complémentaires
Vieillissement thérapies complémentaires

Vieillissement « juste »

Par Clara Haune

Comment lutter contre un vieillissement accéléré ? Il y a certes le respect des très classiques conseils: conduite d’une vie «saine», pratique d’activités sportives modérées, implication intellectuelle et artistique…mais aussi la voie consistant à consulter et à dialoguer avec un médecin qui pratique une médecine globale, préventive, prédictive et qui par un suivi régulier fait du «sur mesure». Des examens, des bilans spécifiques lui permettent d’aider son patient dans la recherche d’un vieillissement «juste» et honorable au nombre desquels figurent le stress oxydatif, le processus de glycation, le bilan hormonal, le bilan protéomique et plus simplement une analyse du ph des urines.

Stress oxydatif : le bon choix des antioxydants

Les antioxydants, sujet favori des médias, est la toute première réponse qui vient à l’esprit sachant que le terme de rouille et de stress oxydatif (ne pas confondre avec le stress psychologique) sont souvent associés. Le Dr Rueff, dans son ouvrage (1) emploie une image certes peu flatteuse mais ô combien percutante: «le corps rouille, rancit (les graisses) et se flétrit (la peau)». De nombreux articles ont été écrits sur les radicaux libres, ces molécules actives qui bombardent le corps dans son ensemble. L’oxygène, pourtant indispensable à la vie, nous détruit en nous attaquant. Les maladies dégénératives, les affections rhumatismales, les maladies chroniques digestives, le diabète, les affections cardiovasculaires, les maladies virales chroniques…génèrent du stress oxydatif.(2)
Pour autant l’efficacité des antioxydants est fonction de leur choix, de leur posologie mais aussi du dosage retenu pour combler certaines carences voire pour rétablir un juste équilibre. Leur mise en œuvre passe systématiquement par un bilan, dit de  «stress oxydatif», prescrit par un médecin en mesure de l’interpréter. Certains laboratoires spécialisés réalisent le prélèvement avant de le transmettre à un centre hospitalier (CHU de Grenoble). Le prélèvement doit être envoyé congelé afin de doser des éléments fragiles tels la vitamine C, les radicaux thiols et le glutathion total. Le rôle de ce dernier est essentiel pour assurer la protection de l’organisme des agents oxydants extérieurs telle la pollution mais aussi dans le traitement de maladies cardio-vasculaires (3) et de certaines pathologies diabétiques.

Comme le souligne le Dr Dominique Rueff, ce bilan associé à d’autres analyses spécifiques permet de réaliser du «sur-mesure». Une prescription à l’aveugle pourrait être sans effet voire contraire aux résultats escomptés.

Glycation : le sucre, «un danger»

Une autre cause importante du vieillissement est le processus de glycation. En déterminer l’existence est un précieux facteur d’analyse du vieillissement. C’est la «caramélisation» des protéines. Ce résultat est dû à des niveaux élevés de glucose sanguin s’inscrivant dans la durée. Il en résulte des réactions complexes, en chaîne, avec à terme des produits dits «de Maillard» indestructibles. Ils s’accumulent dans les cellules provoquant des lésions, du vieillissement vasculaire, du diabète et de l’insuffisance rénale. Aussi faut-il agir en amont de cet ultime stade, pour cela il existe des compléments tels la carnosine(4), des flavonoïdes (thé vert, resvératrol, vigne rouge, maté, raisin) et l’extrait de romarin(5). La cuisson à basse température et la suppression des parties brunes des viandes grillées sont par ailleurs recommandées.

Bilan hormonal : Déclin hormonal

Les glandes peuvent se trouver en situation d’hyper ou d’hypofonctionnement avec des manifestations au niveau de la peau, de la masse musculaire, des fonctions cérébrales…Un bilan hormonal s’impose alors. Le médecin fonde son diagnostic sur des chiffres de santé optimale et non sur les normes admises dans le cas d’une maladie confirmée. Il permet d’établir également «l’âge biologique de la personne». Toutes les glandes peuvent être contrôlées: la thyroïde, l’hypophyse, les surrénales…Il va sans dire que les perturbateurs hormonaux tels les plastiques, le bisphénol, les phtalates, les insecticides doivent être écartés. Le choix des produits domestiques et de beauté doit être fait aussi avec circonspection. Le médecin est orienté dans la recherche des perturbations hormonales par un bilan prédictif détectant des anomalies à leur début: «le protéome»(6)

Incontournable bilan protéomique du CEIA (protéome)

Incontournable en médecine prédictive, préventive et globale, il est complémentaire de l’analyse classique de sang. L’analyse se pratique sur le sérum sanguin, les protéines présentes sont déterminées par une batterie de tests. Il en résulte un graphique interprétable par un médecin formé par le laboratoire. Ce bilan doit être prescrit d’emblée, car il permet de connaître l’état du patient: inflammatoire, immunitaire, hormonal et il oriente vers des examens complémentaires permettant de diagnostiquer une maladie, de suivre un traitement ou d’agir préventivement (accidents cardiovasculaires par exemple).

Enfin, ce bilan informatisé possède un réel intérêt pour la prescription des remèdes les plus adaptés à l’état du patient: minéraux, extraits végétaux, métaux, remèdes homéopathiques etc.

Ph acide ou alcalin ?

Enfin, une dernière analyse très simple, réalisable par tous, consiste à tester l’urine du matin avec des bandelettes Ph achetées chez le pharmacien afin de déterminer une acidité excessive. De nombreux travaux étudient ce phénomène, les causes et la manière d’y remédier. La vie actuelle de plus en plus trépidante, les repas «street-food», les plats préparés, les aliments industriels, les viandes d’élevage intensif, les légumes (sans terre), les fruits (sans soleil), le sucre en excès, les céréales transformées depuis leur apparition sur terre, moins de fibres… tout concourt à une acidification métabolique. Le foie est le premier agressé, la muqueuse intestinale devient perméable, les muscles «fondent», le squelette (réserve des sels minéraux) fournit des sels alcalins pour neutraliser les acides et se fragilise. A l’heure actuelle, une analyse permet de mesurer l’acidose métabolique latente nutritionnelle (AMLN). Des compléments comme le mélange de citrates et de carbonates de potassium corrigent cette acidité. Bien entendu, les aliments alcalins seront privilégiés : légumes à feuilles, fruits frais, pommes de terre, châtaignes, etc(7). Il existe également des cures alcalines, par exemple celle du Dr Peter Jentschura. Mais attention : les personnes sujettes aux calculs rénaux ne devront jamais modifier le Ph de leurs urines sans un avis médical préalable.

Tous ces bilans et analyses, fruit d’une recherche médicale poussée, ont pour seul objectif de donner au médecin traitant, en étroite collaboration avec son patient, tous les éléments d’un travail de synthèse de grande qualité, seul capable de déterminer le traitement le plus adapté. Des consultations régulières, indispensables pour suivre les améliorations et les rééquilibrages, complèteront l’ensemble.

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(1) «Mieux que guérir» Ed J.Lyon

(2) www.stress-oxydatif.com

(3) carnosine : peptide naturellement présent dans les tissus musculaires et cérébraux

(4) chronimed.over-blog.com/article michel-brack-stress oxydatif

(5) www.medecine-anti-age.com:glycation-vieillissement

(6) bilan CEIA
(7) www.française-bio-energétique.com/équilibre acido-basique

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