Nous sommes ce que nous mangeons, ce que nous vivons, ce que nous croyons !

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épigénèse
épigénèse

par Dr Philippe Bobola

(…) L’épigénétique sonne la fin de l’ère du «tout-ADN», qui a connu son apogée vers l’an 2000 avec les grandes manœuvres du séquençage du génome humain. La métaphore d’un programme génétique laissant supposer que la structure de l’ADN est comparable à un programme d’ordinateur n’est plus tenable.

L’organisme reste envers et contre tout du Vivant, et n’a pas la rigidité d’un ordinateur !

La réalité du gène reste certes valable, mais son activité, nous le savons à présent, est modulée par l’environnement. Par environnement il faut entendre le milieu biologique, physique, chimique, physico-chimique mais également nos histoires de vie (stress, angoisse, carence affective, violence physique ou psychologique…) qui désormais peuvent influencer l’expression de nos gènes. Cette influence devenue empreinte se transmet en héritage épigénomique et de manière réversible aux descendants.

Le biologiste américain Bruce Lipton dans son livre La biologie des croyances, va jusqu’à envisager que nos pensées, nos croyances sont capables de moduler notre épigénèse.

Des études en cours prouvent l’action de la méditation, de l’activité physique, des massages, du rire, de certaines ondes électromagnétiques ou acoustiques, ou encore de l’alimentation sur l’épigénèse et peut-être y-a-t-il encore plein d’autres approches à tester… L’épigénèse n’a pas encore dit son dernier mot sur les guérisons dites miraculeuses !

Les perspectives de l’épigénèse sont également pharmacologiques, avec de premières applications qui commencent à voir le jour. Les variations épigénétiques sont finalement assez malléables. Elles peuvent être effacées par des traitements chimiques, ce qui ouvre d’immenses perspectives thérapeutiques. Cet espoir s’est déjà concrétisé par le développement de premières «épidrogues». Les travaux du Pr. Szyf montrent qu’on peut annuler les effets épigénétiques causés par le stress dans le cerveau d’un rat adulte en lui donnant des médicaments comme la trichostatine A, utilisée pour réguler les troubles de l’hu- meur dans certaines psychoses. Cette molécule permet le retour à un bon état d’acétylation ce qui donne à ce gène la possibilité de s’exprimer à nouveau.

Le Pr. Edith Heard du Collège de France, annonce prochainement l’arrivée d’«épidrogues» capables de réduire au silence les oncogènes déclencheurs d’une prolifération anarchique des cellules à l’origine de cancers.

 

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