Secrets de beauté dans la pharmacie de Nostradamus

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Par Norma Brougiroux

Nostradamus est un homme du XVIe siècle à multiples facettes, hors du commun. Il a été un précurseur de l’esthétique moderne, il a inventé le maquillage et les teintures rajeunissantes.

Il a vécu intensément la vie quotidienne, tout en restant ancré dans le monde des études. Bon médecin, il associe ses diagnostics à des prévisions astrologiques sur l’avenir de ses patients ; Il est aussi un médecin-apothicaire de son temps, aimant la vie, l’amour et les femmes. C’est pour elles qu’il prépare dans son laboratoire, au sous-sol de sa demeure, les produits de beauté qui lui assurent de confortables revenus.

Sa notoriété est telle qu’on vient le voir de loin pour raffermir les peaux, effacer les tâches ou se rendre simplement plus belle. Il aborde tous les sujets dont les dames élégantes de l’époque se soucient. Les hommes ne sont pas oubliés, il s’occupe aussi de leurs barbes et moustaches.

On ne le consulte pas uniquement pour des questions de beauté, on vient le voir parce qu’il élabore des produits aphrodisiaques aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

En réalité ces secrets de beauté, auparavant réservés aux gens de la cour ou aux riches personnages, viennent d’Italie et des parfumeurs arabes réputés dans le bassin méditerranéen. Il a le mérite, en les diffusant, de les rendre presque accessibles à un plus grand nombre de personnes. Si on utilise un terme moderne on peut dire que ce « business » fit sa fortune.

En 1552 son Traité de Fardements est publié à Lyon et réédité régulièrement jusqu’à la fin du XVIe siècle. Il est alors normal, qu’indépendamment de ses qualités d’astrologue, la reine Catherine de Médicis le fasse venir à la cour en 1555 pour ses potions, onguents et autres produits secrets de laboratoire. On image sans difficulté le contenu de ses malles destiné à la reine et à son fameux bataillon de demoiselles d’amour, sans oublier quelques fioles de ses préparations aphrodisiaques.

Il est resté dans la mémoire de son temps comme un homme généreux, dévoué et un infatigable médecin luttant contre les terribles épidémies de son époque.

Mais tout cela arriva en d’autres temps… De nos jours il est inconcevable d’utiliser du vitriol de laudanum, de l’or potable, de l’alum de Gênes et d’autres minéraux qu’il pile, broie, concasse, chauffe, refroidit, expose au Soleil ou à la Lune.

Il convient de citer ci-après quelques recettes pour illustrer ses recommandations.

BAIN D’APHRODITE

Faites infuser durant une demi-heure, à partir de l’eau bouillante, 60 g de muscade concassée, 600 g de romarin, de sauge, d’origan, de fleurs de camomille, de menthe et de thym (à parts égales).

Procurez-vous, chez un bon herboriste ou en pharmacie spécialisée, de la teinture de genièvre et de la teinture de girofle. Ajoutez à votre bain 10 g de chacune.

La teinture de genièvre est déconseillée aux femmes enceintes.

VIN DE BEAUTÉ APHRODITE

Nostradamus propose plusieurs recettes, toujours d’actualité, elles sont reprises par certains herboristes et phytothérapeutes, conscients de leur efficacité.

Pour 50 g de mélange final, vous prendrez une part de feuilles de romarin, une part de feuilles de sauge, une part de feuilles de millepertuis, une part d’écorce de cannelle, une part d’écorce d’orange amère, une part de semences d’angélique. Vous mettrez le tout à macérer pendant 3 à 4 jours dans un litre de bon vin blanc ou rouge. Ensuite vous passerez et sucrerez à votre goût. Vous ajouterez pour finir un petit verre de rhum blanc ou de bon alcool.

Ce vin, dont on prendra quotidiennement un petit verre à porto avant le repas de midi, éclaircit la peau et lui donne un teint de pêche..

LES VINAIGRES ALCHIMIQUES DE NOSTRADAMUS

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