Santé au naturel : Stress et homéopathie

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-par le Dr. Roland Sananès

Le stress est au centre de l’univers émotionnel humain. Il consacre en ampleur et en diversité l’effort d’adaptation de l’homme à son environnement psychosocial. Le stress peut aussi être de nature purement intrapsychique, et ce stress là est le plus profond et le plus difficile à dénouer. Il s’agit alors des facteurs endogènes qu’il serait souhaitable d’analyser en profondeur, dans un cadre approprié, comme une psychanalyse ou une thérapie en face à face. Dans ce cas il faudrait s’adresser à un professionnel compétent qui n’aura pas recours aux techniques comportementales, qui semblent ignorer l’existence de l’inconscient.

Ministres, PDG, cadres, ouvriers, mères de famille, secrétaires, tous les jours des personnes craquent par épuisement, par overdose de stress. D’après le docteur Schwob, pour qui l’entreprise est le haut lieu du stress, il ne fait pas de doute que le stress s’accroît dans le monde du travail aujourd’hui, et que des problèmes apparaissent du fait de l’impact négatif du stress sur la santé des employés. En fait, dans les pays occidentaux, ce ne sont pas les agents physiques ni les produits toxiques qui sont les principaux agresseurs du travailleur, mais le stress, et cela de plusieurs manières.

Mémoire du stress et vécu personnel

On somatise sur un organe plutôt que sur un autre. La théorie du point faible fait que le maillon le plus exposé craquera le premier sous l’effet du stress : pour le poumon, c’est l’asthme ; pour l’estomac, c’est l’ulcère ; pour les intestins, c’est la diarrhée ou la constipation. L’identité de la personne rend vulnérable l’organe agressé. « Ma vie est à la merci du premier fou qui saurait me mettre en colère » affirmait un PDG. Il mourut d’un infarctus en plein conseil d’administration. L’instituteur bloque sa voie biliaire sur les conflits scolaires qu’il ne peut gérer, le boursier aura des variations de sucre dans le sang, proportionnelles aux mouvements des actions en Bourse.

Claude Bernard écrivait : « Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout. » À un stress identique, la réponse est différente suivant les profils psychologiques.

L’extraverti : c’est l’ambitieux, agressif, impulsif, compétiteur, doté d’un sens aigu de la réalité, il risque hypertension, angine de poitrine, hémorragie cérébrale, cholestérol LDL en dépassement.

L’introverti : c’est l’obsessionnel, résigné, faux calme, prédisposé à la dépression nerveuse, à l’allergie, aux maladies auto-immunes par psycho-immuno-dépression. 

La thérapeutique

Face au stress, les méthodes privilégient la détente médicamenteuse : les tranquillisants (utilisés par un français sur trois, soit le plus fort pourcentage d’Europe) ; les antidépresseurs, redoutés pour leurs effets addictifs ; et on songe rarement à la relaxation… Effort actif volontaire pour libérer notre esprit, elle nécessite un apprentissage dirigé : il faut analyser avec le patient les facteurs habituels de stress et les tensions musculaires locales. Des méthodes nouvelles naissent avec l’accroissement du pourcentage de dégâts du stress.

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