Détoxifier votre maison avec le rangement détox !

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9 clés pour une maison heureuse

-par Alexandra Viragh

Pourquoi ai-je appelé cela « détox » ? Parce que beaucoup de personnes rangent leurs maisons ou leurs appartements au printemps ou en automne, et petit à petit il y a des objets qui reviennent comme si c’étaient des petits virus; l’hypothèse c’est justement que les petits virus du désordre ne sont pas dans les objets mais dans notre tête – à la façon dont nous nous attachons aux objets. Nous sommes possédés parfois par des objets et nous avons besoin de faire comme une détox diététique, une détox (qui est parfois psychologique) de notre habitation.

La plupart de nos problèmes viennent d’une certaine vision que nous avons de la réalité; les objets qui envahissent notre maison ont l’air d’être un désordre matériel qui empoisonne notre environnement et la fluidité de notre vie, mais en réalité ce désordre commence à l’intérieur de notre esprit.

Les personnes qui voient clair dans le but de leur vie, dans leurs projets, qui ont une clarté d’esprit, qui ne sont pas polluées mentalement, ont en général un intérieur qui est relativement en ordre, l’un et l’autre allant ensemble.

Quand nous avons des problèmes de rangement (et nous sommes très nombreux de nos jours à avoir ces problèmes car nous sommes toujours sollicités par cette société de consommation : acheter, acheter, acheter !) nous devons aller à l’essentiel et nous pouvons y arriver dans notre façon de ranger et de faire le ménage. C’est pour cela que je l’appelle «le rangement méditatif» : au lieu d’agir sans conscience, de s’énerver, de prendre deux jours de congé, de tout jeter à la poubelle etc., il faut apprendre à procéder avec la conscience de chaque geste et avec beaucoup de plaisir.

Ça marche dans les deux sens, comme le Feng Shui ou la Psycho décoration : c’est une projection psychique à l’extérieur. Quant aux objets de notre intérieur, c’est une introjection psychologique dans notre esprit.

Ranger notre intérieur c’est ranger nos idées, faire de l’ordre dans notre esprit. C’est toujours un dialogue entre la projection psychique qui vient de notre mental et l’introjection qui vient des objets à l’intérieur de nos émotions.

Je sais que beaucoup de gens ont essayé toute sorte de méthodes, certaines radicales qui consistent à jeter au maximum. Moi ce que je propose pour commencer c’est: ne rien faire… S’installer au centre de notre habitation ou au centre de chaque pièce et observer. Nous regardons de quoi est fait notre intérieur, quels sont les espaces qui nous plaisent ou les espaces qui ne nous plaisent pas. Après nous ouvrons les placards, les tiroirs… C’est important de visiter son intérieur comme on visite un musée, sans juger et laisser les impressions venir.

C’est seulement après cette phase qui peut durer un jour, deux jours ou plus qu’on va commencer par observer comment fonctionnent nos émotions. Dans quel état je suis quand je rentre du travail ? Le désordre surgit toujours d’un mental qui est confus, qui est agité, qui est stressé. C’est important de ne rien faire et de remarquer par exemple : «Tiens ! Il y a la vaisselle qui s’accumule depuis trois jours !» ce qui veut dire que je rentre du travail fatigué, énervé, que je n’ai pas de temps pour moi. C’est un indice et je peux me dire : «effectivement, chez moi il y a un lien avec le stress».

Ou, quand je rentre du travail je suis détendu mais je sors à l‘extérieur et je ne passe pas assez de temps chez moi. Ou j’observe que je suis tout le temps sur internet, sur Facebook ; je mange devant mon ordinateur, je ne m’occupe pas de mon intérieur. Il faut trouver les causes objectives et les causes subjectives qui font qu’il y a un désordre chez nous. C’est très important de ne pas juger, de faire d’abord le diagnostic parce que pour chaque personne c’est différent.

Souvent, ce qui se passe: nous sommes très impatients, nous voulons nous dépêcher de ranger, de tout jeter et le but c’est justement de ne pas le faire.

Essayez donc pendant une semaine de ne rien faire mais de regarder votre intérieur chaque soir en rentrant du travail en vous disant : la semaine prochaine je commence ! Mais c’est à chacun de prendre le temps qui lui est nécessaire pour observer.

À partir de cette démarche, nous allons commencer par «attaquer» un petit espace. Il faut choisir un endroit – un tiroir, une planche d’étagère- à ranger en observant nos attachements aux objets. C’est là que l’aventure commence.

Ce que je propose c’est de prendre une couverture (orange, si possible, car la couleur orange c’est la couleur du changement et de la rapidité) et des caisses, des boîtes à chaussures par exemple. Il y en a une – la boîte «exit» – qui va servir pour mettre les objets dont vous voulez vous débarrasser; dans une autre – la boîte «transit» – des objets auxquels vous êtes le plus attachés, dont vous n’êtes pas sûrs de vouloir vous débarrasser tout de suite.

Ce débarrassage peut aller très loin, jusqu’à nos vêtements, notre carnet d’adresse, notre ordinateur… Vous explorez vos photos d’il y a 5 ans, ou 10 ans. Ce n’est pas la peine de garder des photos qui ne vous représentent pas ou qui vous rappellent des mauvais souvenirs.

Il y a beaucoup de choses à faire aussi dans la cuisine. Il faut regarder d’abord si le rangement est bien fait, si vous n’achetez pas trop, si vous utilisez tout. Ça c’est une première démarche. Regardez les placards, triez tout ce qui est périmé, tout ce qui est abîmé, etc. Tout ça mettez-le dans la boîte «exit» ! Dans la boîte «transit» mettez ce qui est encore utilisable mais que vous n’aimez pas, que vous êtes sûr de ne pas manger et donnez-les aux restos du cœur ou à d’autres associations : pâtes, pots de confitures, conserves, etc.

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