DAVINA : « J’aime le monde, j’aime les gens, quels qu’ils soient, et j’aime communiquer avec eux »

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Interview de Davina par Thérapies Complémentaires

Sorti exceptionnellement de son monastère, Davina se confesse au Thérapies Complémentaires :

Beaucoup de monde au CMG Sport Club d’Auteuil ce samedi-là… Des jeunes et des moins jeunes, beaucoup avec leur sac de sport rempli des souvenirs des années pailletées.

L’évènement, c’est la sortie de Davina de son monastère bouddhiste pour une après-midi spéciale de qi gong et de yoga. Qui ne se souvient de Véronique et Davina, le tandem mythique de la télé qui a fait rentrer dans les foyers de millions de Français le sport en musique dans les années 80 ?…

Davina est peut-être moins jeune, mais certainement plus belle. Il y a dans son attitude, dans son regard une sérénité, une force, une bonté que seule les grands esprits possèdent. C’est le sens des observations et des conversations dans le vestiaire après la séance. « Je ne m’attendais pas du tout de la part de cette femme-là qu’elle me fasse un tel effet ! Il y a comme une aura autour d’elle ! » – C’est la remarque d’une jeune fille, habituée plutôt des cours de step que des cours de yoga.

Initiative très inspirée du CMG Sport Club, qui va se prolonger à partir de l’automne… Affaire à suivre !

 

TC-Á une certaine époque de votre vie vous étiez très « physique », très sportive et très médiatique en même temps. Quel souvenir gardez-vous de cette période ?

Davina-Déjà, cette image de « très sportive » n’est pas forcément juste parce que moi je suis une danseuse classique, et c’est de la danse classique que j’en suis venue à proposer aux gens de faire des entraînements qui puissent leur procurer beaucoup de joie, avec des enchaînements, des mouvements qui soient en même temps harmonieux mais aussi, bien sûr, forts, puissants, dynamiques. Et la musique a toujours fait partie de ces entraînements. Donc c’est un peu différent du sport.

TC-À l’époque vous étiez en haut de l’affiche, qu’est-ce que ça vous a fait d’être une star ?

Davina -Rien du tout ! Moi ça ne m’a jamais pris la tête parce que mon idéal de vie c’était la danse, j’accomplissais un art. J’ai toujours pensé que, lorsqu’on travaillait dans le sens artistique on pouvait élever son âme. C’était intéressant de faire bouger son corps. Mais sinon, faire bouger son corps pour rien, juste pour gesticuler dans l’espace, à mon sens ça ne sert à rien. C’est même complètement abrutissant !

J’ai trouvé que c’était bien le fait d’avoir énormément de succès avec cette émission de télévision parce que je pouvais faire passer le message de bouger son corps en mettant un sens dans ce mouvement ; à l’époque, les gens n’étaient pas encore habitués à ça.

C’est un souvenir extrêmement joyeux de partage avec les gens que je garde.

TC-La transmission de votre savoir a toujours été importante dans ce que vous avez fait ?

Davina -Exactement, et ça n’a pas changé. Je pense que le sens de la vie est dans une communication authentique. On est comme on est, on ne cherche pas à mettre de masque.

TC-Il y a donc une continuité entre ce que vous avez été et ce que vous êtes. Est-ce que votre choix, le retrait dans ce monastère bouddhiste, c’est un accomplissement ou c’est un refuge ? Comment pouvez vous définir votre vie d’aujourd’hui ?

Davina -Je peux vous dire que c’est tout sauf un refuge. Ça date depuis mon enfance. J’ai eu une éducation bouddhiste et une éducation catholique conjointes par mes parents et le côté sacré a toujours occupé mon esprit, toute ma vie. Au moment où j’ai voulu m’engager dans des vœux monastiques ma vie était très heureuse. J’ai connu des choses très dures dans mon existence comme beaucoup de gens, mais je n’ai pas du tout pris cet engagement-là par déception de la vie ou pour me refugier dans la solitude ou parce que je n’aime pas le monde. J’aime le monde, j’aime les gens, quels qu’ils soient, et j’aime communiquer avec eux. Donc ce n’est pas du tout pour échapper à la vie ou pour échapper à moi-même que j’ai fait ce choix. C’est parce que je trouve dans ce que je fais maintenant le sens de ma vie. Donc oui, c’est un accomplissement.

TC-Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?

Davina – C’est de m’améliorer, encore et encore (rire) justement au travers de cette parole de Bouddha qui est profondément humaine, d’améliorer qui je suis, de faire de cette vie, dont je bénéficie, quelque chose qui soit bénéfique à moi-même et aux autres, à l’énergie de la vie. C’est cela que je cherche, c’est cela mon projet.

TC-Vous avez aujourd’hui aussi un très grand engagement, de quoi s’agit-il ?

Davina -Je suis sortie de mon monastère et c’est ce que je fais de temps en temps pour donner des cours. Pour ma part, je ne vends pas du tout ce qui est spirituel ; dans notre monastère nous recevons beaucoup de personnes qui viennent chercher la parole du Bouddha, nous donnons des cours de yoga, de qi gong. Mais je continue de travailler pour vivre et c’est pour ça que je donne des formations aux professeurs de yoga par exemple, à des médecins, à des psychiatres, C’est un moyen de partager, justement, les vraies valeurs.

Côté matériel, les droits d’auteur de tous les livres que j’ai écrits sont donnés au bénéfice des enfants du Tibet depuis déjà 10 ans. Nous avons rajouté à nos préoccupations un village en Inde, extrêmement pauvre, avec des familles réfugiées. Personne ne peut les aider car elles sont isolées dans les montagnes. Nous essayons de les aider, pour que les enfants aillent à l’école, qu’ils aient à manger, etc. Donc on s’occupe de ça à l’année.

TC– Qu’est-ce que le yoga et le qi gong peuvent nous apporter ?

Davina – Le yoga et le qi gong que j’enseigne sont particuliers parce qu’ils reposent sur les valeurs spirituelles. Ce qu’ils peuvent vous apporter c’est de rencontrer votre être profond, votre réalité. Ce n’est pas comme un cachet d’aspirine, ce sont des choses qui vous sont données pour que vous les mettiez en pratique et les essayer vous-même de manière à grandir en vous …

TC-Vous avez beaucoup parlé de la spiritualité. Nous avons tous cette dimension que nous mettons souvent de côté à force de courir à gauche et à droite. Comment relier notre corps à l’esprit ?

Davina -Justement, le yoga, le qi gong, toutes ces activités du corps sont liées à un mouvement de l’esprit, c’est pour ça que je raconte chaque fois une histoire que le corps va vivre dans son mouvement sous la guidance de l’esprit, de manière que tout ce qu’on fait dans la vie soit de l’ordre de son propre choix et de sa propre guidance et non pas sous la terreur ou l’influence des autres.

TC– Je vais vous demander un conseil pour ceux qui n’ont jamais trop de temps, surchargés, fatigués, dépressifs parfois, mais qui ont justement besoin de se ressourcer d’une manière simple et rapide.

Davina -Trois minutes par jour il faut prendre le temps de se poser quelque part, dans un endroit tranquille, s‘asseoir et porter attention au mouvement de sa respiration. On respire et c’est ça qui nous tient en vie, ça demande du respect. Vous portez attention aux mouvements d’inspiration et d’expiration et vous allez vous relier à vous-même parce qu’avec le temps, il y aura des perceptions corporelles qui vont venir. On va avoir des sensations agréables (ou désagréables, peu importe, l’histoire n’est pas là). Il faut juste observer le souffle qui passe à l’inspiration et à l’expiration. Et au bout d’un moment, l’esprit va montrer des choses que nous n’avons jamais vues ! Peut-être pas le premier jour, peut-être pas le deuxième, peut-être pas le dixième même. Il faut continuer, il faut se fixer disons un mois, chaque jour trois minutes. J’ai un petit cahier, je note, « il ne s’est rien passé »… Et un jour, ça arrive ! Je sens des choses incroyables. C’est ça la progression.

TC-Donc nous pouvons vous retrouver, à partir du mois de septembre, pour des séances spéciales, dans les différentes salles du CMG Sport.

Davina – J’ai accepté de le faire pour CMG à cause de l’équipe de direction, et Franck Hedin, qui est le PDG m’a touchée dans le sens où il a beaucoup de profondeur. Il n’est pas du tout comme les autres managers – des salles de remise en forme j’en ai connues toute ma vie. Il a porté beaucoup d’attention à ce que je disais pendant mes cours et il s’est dit que cela pouvait faire beaucoup pour les autres, pour les élèves. Des professeurs de yoga il y en a de plus jeunes, de plus jolis, il n’y a pas besoin forcément de moi, c’est ce que je lui ai dit, et il m’a répondu que ce qui l’intéresse chez moi ce sont mes paroles.

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