Comment parler des attentats aux enfants

Par Ruth Arbiser, psychologue

« Doit-on dire toute la vérité aux enfants ? », fameuse question qui s’applique parfaitement à la triste actualité des attentats. Les explications des faits dramatiques données aux enfants lorsqu’ils les demanderont, ou lorsqu’ils entendront les adultes parler, devront s’adapter à leur âge, avec des mots simples et clairs, en favorisant l’échange verbal.

Il serait souhaitable de leur parler de manière rassurante, comme si l’on faisait référence à un État représentant un père protecteur, en insistant sur le fait qu’ils peuvent avoir confiance dans les moyens mis en place pour protéger la population, et que ces tristes événements ne vont pas s’éterniser.

À partir d’un certain âge il est effectivement plus difficile de les rassurer avec des paroles que vous pouvez estimer décalées par rapport à une dure réalité, et c’est à cette occasion qu’un petit cours d’éducation civique sur la démocratie semblerait opportun. On peut également clarifier des concepts, des mots, et expliquer ce que veut dire « guerre » (confrontation d’État à État, ou guerre civile) et ce que signifie « attentat » et éviter ainsi les dérives langagières qui confondent tout ; bien que des guerres aient été déclenchées par des attentats, et qu’à l’heure actuelle on puisse parler de guerre contre le terrorisme, et qu’il existe également un terrorisme d’État.

Dire que la France est en guerre serait nié ce que vivent certains pays, autrement plus sanglant.

Il est préférable de parler clairement à l’enfant plutôt que de lui donner accès aux images cruelles qui passeront en boucle à la télévision et qui n’apportent aucune explication.

Si l’enfant a l’air de se désintéresser de la question, on n’est pas obligé de lui en parler, désintérêt qui pourrait d’autre part masquer une forte angoisse.

Si la télévision est allumée par hasard il vaut mieux l’éteindre calmement sans proférer une interdiction violente qui laisserait à l’enfant imaginer encore pire.

Un enfant ayant déjà vécu des événements déstabilisants les verra réactualisés.

Certains, déboussolés par l’inquiétude parentale, tenteront d’apaiser l’adulte, tel Xavier (six ans) qui a dit à sa mère de ne pas pleurer puisque les méchants sont toujours vaincus. Il est clair qu’il faudrait épargner à l’enfant d’inverser les rôles puisque face au désarroi il essaiera de protéger ses parents. L’angoisse de l’adulte est ressentie par lui. Un parent débordé aura du mal à avoir un rôle contenant, mais il a aussi le droit de pleurer devant lui, à condition de lui fournir une explication adaptée.

Lorsque les attaques surviennent très souvent, il ne serait pas logique non plus que le jeune constate le décalage entre le discours qui lui est adressé et celui qu’il entend dans l’entourage. Personne n’élève un enfant comme l’a été Buddha selon la légende, passant la majeure partie de son temps confiné au palais, protégé par son père, afin qu’il ne puisse ni voir ni connaître la souffrance humaine.

Certaines personnes regardent les catastrophes dans une euphorie défensive, ou avec morbidité, oscillant entre le soulagement d’y avoir échappé, et la fascination d’une scène de destruction qui trouve un écho à leur destructivité. À l’instar du pyromane soulagé par le feu ravageur, fasciné par l’hécatombe, retrouvant une espèce d’hémostasie, grâce à cet équilibre entre la violence interne et la scène de destruction réelle. Regarder en boucle une catastrophe peut signifier un besoin de perlaboration.

Si nous voulons garder une part d’angélisme, réservons la tout juste pour rassurer nos petits et maintenir autour d’eux tant bien que mal un cadre contenant, pour qu’ils puissent plus tard affronter le mieux possible l’avenir.

 

MÉDECINE TIBÉTAINE : LE CORPS ET L’ESPRIT, UN SYSTÈME INTÉGRÉ

Par Isabelle Celestin-Lhopiteau, Fondatrice et directrice du centre IFPPC-Camkeys

Les conceptions du soin dans la médecine tibétaine apportent une vision complémentaire très intéressante pour nos pratiques occidentales.

Elles mettent en lumière l’importance de replonger le patient dans le mouvement de la vie et de lui permettre de développer une certaine distance avec les émotions pour lui permettre de les surmonter. Cheminement indispensable pour le thérapeute lui-même.

Elles offrent aussi une réflexion sur la relation soignant-soigné à travers la notion de compassion.

J’ai eu la chance de pouvoir travailler lors de six voyages d’études en Inde auprès
de médecins tibétains à l’institut de médecine tibétaine, le MTAI, à Dharamsala et auprès de médecins traditionnels au Ladakh, les Amchis. Ce travail de recherche a permis de me re en perspective les approches traditionnelles de ce système de soin très ancien avec nos approches occidentales.

1) QUE NOUS RÉVÈLE LA MÉDECINE TIBÉTAINE SUR LE SOIN ?

L’institut de médecine tibétaine, le MTAI, le « Tibetan Medical and Astrological Institute » ou TMAI ( tibétain : Men-Tsee-Khang) a été créé en Inde, à Dharamsala en 1961 par le 14e Dalaï Lama, après l’annexion du Tibet par la Chine en 1959 et l’exil de 80 000 Tibétains. Une bonne part du savoir médical tibétain (issue de l’Institut de Lhassa, ainsi que de l’ancien collège Chagpori) a pu y être sauvegardée et la médecine tibétaine en exil y est enseignée et développée aujourd’hui.

Le cursus médical de base est de 5 ans plus 2 années de stage pratique aux côtés d’un «Amchi» c’est-à-dire un médecin tibétain. Diverses recherches y sont menées, notamment sur le traitement du cancer, des rhumatismes et du diabète. Les études sont fondées sur le texte de référence de la médecine tibétaine, le Ghyü Shi, aussi appelé les quatre Tantras médicaux, retranscrit par Yuthok Yonten au XIIe siècle.

L’idée de base du système médical tibétain repose sur une définition spécifique de la santé. Pour être en bonne santé il est nécessaire de maintenir l’équilibre de trois humeurs, les Nyépas, qui sont : rLüng (le vent), mKhris-pa (la bile) et Bad-kan (le phlègme). Ces «humeurs» sont présentes dans chaque être humain et sont responsables de toutes les activités fonctionnelles et biologiques du corps.

Le corps est en bonne santé si ces trois « humeurs » sont en équilibre mais si elles perdent leur équilibre, les maladies peuvent apparaître. Les facteurs de déséquilibre à long terme des humeurs sont les trois poisons du désir, de la haine et de l’ignorance, ce qui montre à quel point la médecine tibétaine ne peut être dissociée de la philosophie bouddhiste.

La médecine tibétaine se fonde certes sur le bouddhisme, et ceux qui la pratiquent agissent selon ses principes éthiques, toutefois, les patients n’ont pas nécessairement à être familiers avec cette philosophie.

Le MTAI accueille quotidiennement plusieurs centaines de patients : des tibétains mais aussi des indiens viennent dans cet institut pour des consultations et des soins prodigués par les médecins traditionnels tibétains. Pour chaque patient tout commence par la prise des pouls, moment d’intense écoute du patient, l’examen de la langue et des urines. Chacune de ces observations permet de déterminer l’origine de la maladie. Après la consultation, le médecin délivre une prescription médicale. Diverses thérapeutiques sont nécessaires pour répondre au diagnostic. Des pilules sont préparées spécialement pour chaque patient. Les ventouses, l’acupuncture ou des massages viennent alors compléter l’arsenal thérapeutique tibétain.

Se remettre dans le mouvement de la vie

La médecine traditionnelle tibétaine, tout comme la médecine indienne, conçoit le corps humain comme un microcosme de la nature, de l‘univers. L’homme et le cosmos sont liés et formés des mêmes éléments. Le corps, la terre et l’univers tout entier fonctionnent avec la même énergie. Il y a une unité, une harmonie entre les éléments, et une communication permanente. Les différentes thérapies ont pour but de ramener l’unité quand celle-ci est perturbée par la maladie, de replonger le patient dans le mouvement de la vie. Cela met en lumière l’importance de ce e idée de mouvement dans le soin et de façon générale dans le processus de changement.

Rétablir le mouvement, le faciliter, l’harmoniser, l’accroître, différentes thérapies vont le permettre et il m’est apparu essentiel d’intégrer dans notre centre ces différentes voies pour amener un patient à se remettre dans le mouvement de sa vie : massage, méditation, hypnose, yoga, thérapie psychocorporelle…

Ce qui est mis également en lumière c’est à quel point ce cheminement est important pour le thérapeute lui- même, afin qu’il aide son patient à rentrer lui aussi dans ce processus.

2) L’IMPORTANCE DU TRAVAIL ÉMOTIONNEL DANS LE PROCESSUS DE CHANGEMENT

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LA MENOPAUSE, LE SECOND PRINTEMPS DE LA FEMME

ménopause thérapies complémentaires

Par Dr Manola Souvanlasy

Selon la médecine traditionnelle chinoise (Su Wen chapitre 1), la ménopause n’est pas une maladie mais une étape de la vie de la Femme. C’est l’âge de la maturité où la Femme n’est plus très jeune mais pas encore tout à fait vieille ! Arrivée au sommet de la courbe de sa vie, elle accepte enfin de poser ses bagages pour faire le bilan de sa vie : « Qu’ai-je réalisé durant ces cinquante années? Est-ce que ma vie a un sens? Quel sens ai-je donné à ma vie? Durant les prochaines années qui s’ouvrent devant moi, quelle mission me reste-il à accomplir pour continuer à leur donner encore un sens?».

La ménopause est un tournant crucial dans la vie de la Femme. Son énergie s’est affaiblie, son corps a changé de forme, son psychisme est tourné vers plus de spiritualité, ses émotions vers plus de détachement ; elle doit apprendre à s’adapter à un autre mode de vie compatible avec le niveau d’énergie dont elle dispose désormais. Sa vie durant, la Femme a assumé différents rôles forgés dans le devoir et dans ses responsabilités d’épouse, de mère et de femme active ; elle a consacré sa vie à construire son couple et sa famille pour assurer l’avenir de ses enfants, pour atteindre une position professionnelle et sociale respectable, pour acquérir un patrimoine transmissible à sa descendance. Avec la maturité de l’âge, elle saura transmettre à sa lignée son héritage éducatif, culturel, émotionnel et spirituel. Elle devient ainsi les racines de l’arbre de Vie de ses enfants pour qu’ils puissent déployer leurs ailes face à leur propre destin.

À la ménopause, la Femme vit enfin pour ELLE, pour son authentique SOI, ayant trouvé sa véritable place dans l’univers. Selon la médecine chinoise, la ménopause n’est pas l’antichambre de la vieillesse mais bien la floraison d’un Second Printemps, rempli de la Sagesse tirée de l’expérience et des souffrances de la Vie…

Qu’est- ce que la ménopause ?

Selon la médecine chinoise, la ménopause est l’épuisement du Tian Gui. 
Qu’est- ce que le Tian Gui ?

« Tian Gui peut se traduire par fertilité ou la capacité à transmettre la vie. Il se compose de deux caractères : le premier caractère « Tian » signifie le Ciel. Le deuxième caractère « Gui» signifie la 10e branche céleste qui représente l’élément Eau, le yin de l’hiver, les pouvoirs cachés de l’Eau dans les profondeurs de la Terre, alors que rien n’apparait à sa surface. Dans le plus grand secret du yin dans le yin, la fécondité se prépare au milieu de l’hiver qui est la saison propice à l’accouplement chez le tigre. Selon la culture chinoise, le tigre représente le pouvoir de la Vie. Une autre interprétation du caractère « Gui » est la rencontre secrète entre l’Eau de la Terre et le Feu du Ciel dans les profondeurs de l’hiver, cette rencontre est le symbole de la fécondité de l’Homme et de la Femme. Concernant la Femme, le Tian Gui est extériorisé par les menstruations, l’Eau Céleste, encore appelée Shui Gui » (Elizabeth Rochat de la Vallée, «Les Entrailles Extraordinaires »).

A l’âge de 14 ans (2×7), le Qi des Reins est abondant, le sang circule sans entrave dans le méridien Ren Mai, le méridien Chong Mai est florissant, alors arrive l’écoulement du sang menstruel. La jeune fille devenue femme, comme un fruit mûri par le soleil est capable de porter un enfant à la vie. A l’âge de 16 ans (2×8), la production et l’émission du sperme montrent que le jeune garçon devenu homme est capable d’ensemencer la vie.

Selon la tradition chinoise, la Femme est yin, elle correspond à l’élément Eau et à la Terre. L’Homme est yang, il correspond à l’élément Feu et au Ciel. L’extériorisation du Tian Gui chez la femme sous la forme du sang menstruel et chez l’homme sous la forme du sperme, symbolise donc la puberté et la capacité de procréation. Dans le célèbre poème Dao De Jing, le «livre de la Voie et de la Vertu» écrit en 81 strophes par le grand sage Lao Zi, la fécondité est l’union entre les énergies du Ciel et la Terre : « le Ciel est descendu féconder la Terre pour engendrer les Dix Mille Êtres (l’espèce humaine) ».

La physiologie de la ménopause selon la médecine chinoise

Les Reins sont la source du Tian Gui, l’Eau Céleste et la fontaine de la fécondité.

Les Reins sont les fondations de la Vie, ils mettent en réserve le Jing, l’Essence vitale.

« L’Essence est la quintessence de l’énergie. La quintessence est une forme de mise en réserve d’une énergie vitale qui a été purifiée, raffinée à partir d’une matière première plus grossière. L’Essence Vitale sera préservée dans les Reins comme un précieux trésor, le trésor de la bonne santé et de la longévité qu’il convient d’utiliser avec sagesse et de préserver avec amour, pour vivre longtemps et vieillir en bonne santé. Les Reins sont le support de l’hérédité innée, ils sont responsables de la transmission de l’espèce. Le Jing des Reins est le coffre-fort des Substances Vitales qui sont le Qi (Energie), le Sang (Xue) et les liquides nutritifs (Jin Ye). Les Reins sont la bougie de la Vie ».

La quantité de l’Essence vitale – Jing innée des Reins – est déterminée dès la naissance, elle est donc des née à s’épuiser naturellement avec l’âge mais elle peut être entretenue par le Jing acquis ou Ciel postérieur provenant des aliments transformés par la Rate et l’Estomac.

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Traitement naturel de la candidose

Candidose thérapies complémentaires

par Chantal Raveau, Dr en Pharmacie

En rapport à la candidose, en général le médecin fait appel aux antifongiques avec leurs inévitables effets indésirables. En médecine naturelle et complémentaire, le traitement est toujours accompagné d’une correction de la diète avec la suppression d’un certain nombre d’aliments aggravants (rubrique suivante).

Les traitements naturels proposés

Les antifongiques : 

L’acide caprylique : un acide gras présent dans la noix de coco et le lait maternel. Il est bon de le choisir sous forme de gélules gastro-résistantes, actives au niveau de l’intestin. C’est un antifongique majeur qui ne détruit pas les bonnes bactéries.

La berbérine : efficace contre les parasites, les bactéries indésirables, les virus et le candida. Elle possède des propriétés anti-inflammatoires. Elle est présente dans des plantes comme l’hydrastis, l’épine vinette.

Les huiles essentielles : du laurier noble, de la cannelle, du clou de girofle, de l’origan. Ces composés sont très puissants et exigent d’être suivis par un aromathérapeute. Un mélange existe, mais il est difficile à trouver dans le commerce.

L’huile d’origan : plus facile d’utilisation, à ne pas confondre avec son huile essentielle.

L’ail : le plus simple de tous, pouvant être mangé cru ou sous forme de gélules. Il est efficace contre les bactéries, les virus et le candida sous ses deux formes (levure et fongus). Il est  à la frontière de l’aliment et du médicament, comme d’ailleurs le curcuma, tout à la fois épice et médicament.

La biotine : une vitamine du groupe B qui contribue à arrêter le passage de la levure à la moisissure.

Les complémentaires des antifongiques qui ont une action équilibrante, immunostimulante, drainante et cicatrisante :

Le jus d’aloès : il faut un jus de qualité, sa vertu est contestée.

L’extrait de graines de pamplemousse.

La chlorophylle  qui a le pouvoir de nettoyer l’organisme, d’oxygéner le sang et d’aider à éliminer les métaux lourds.
Les vitamines (A, C, E, B), les enzymes digestives (pancréatiques et coenzyme Q10) et le magnésium, le zinc, le sélénium…

Les remèdes hépatiques pour le soutenir et le drainer 

Les probiotiques : il convient de bien choisir le moment opportun de leur entrée en jeu et d’utiliser des souches vivantes. En général, il est fait appel à eux en fin de traitement antifongique.

Régime antifongique

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NOSTRADAMUS L’ÉPICURIEN

nostradamus thérapies complémentaires

par Norma Brougiroux

L’écriture de ce texte coïncide avec l’anniversaire de la mort de Nostradamus : 450 ans et toujours aussi populaire ! Peu de personnes ont eu une célébrité aussi longue.

Il est né à Saint Remy de Provence en décembre 1503 et décédé le 2 juillet 1566. L’auteur visionnaire des Centuries, ces fameuses prédictions qui ne cessent encore de nous intriguer, a inspiré des milliers d’ouvrages qui sont toujours d’actualité. Mais laissons les Centuries aux exégètes pour évoquer les autres aspects de la vie de Nostradamus.

Il était d’origine juive, son père Jaume de Nostredame, avait obtenu en 1540 une lettre de naturalisation de François 1er, il est dit « qu’il est natif de la ville d’Avignon, membre dépendant de notre pays de Provence et de ladite ville de Saint Rémy en quelle il a femme et enfant. »

Il a été apothicaire, herboriste et astrologue avant de devenir médecin. À cette époque-là c’était dans l’ordre des choses. De nos jours ce serait inavouable une telle manière de pratiquer ces métiers car la personne se verrait très rapidement interdite d’exercer.

Nostradamus publiait des « almanachs », ils contenaient, entre autres, des pronostics météorologiques issus de l’astrologie

Il n’y a pas beaucoup d’informations sur la première partie de sa vie, il serait allé à Avignon suivre des études, on l’appelait déjà le jeune astrologue. Vers 1520 la faculté d’Avignon ayant fermé ses portes en raison de la peste Nostradamus se serait placé chez un apothicaire pour apprendre le métier.

On retrouve la trace de son inscription en 1529 à la faculté de Médecine de Montpellier. Les archives ont conservé son inscription autographe : « Moi, Michelet de Notre Dame, de la nation de Provence, de la ville de Saint Remy, du diocèse d’Avignon, suis venu à l’Université de Montpellier, dont je jure d’observer les statuts, droits et privilèges présents et à venir. J’en ai payé les droits d’inscription et je choisis Antoine Romier comme patron, le 23 octobre 1529 ».

À trente ans on le retrouve à Agen, marié et père de famille quand une épidémie de peste se déclare, il perd sa femme et ses deux enfants. Son beau-père intente un procès pour restitution de la dote de sa femme. Il quitte alors Agen pour faire un tour de France. À Marseille, à quarante ans, il étudie la peste, puis une autre épidémie survient à Aix pendant laquelle il soigne les malades.

En 1546 on le retrouve dans la ville de Salon, l’année d’après il se marie mais il part tout seul en voyage de noces en Italie pendant un ou deux ans. De retour il achète une maison et a six enfants.

Il installe son bureau, écrit ses almanachs, les fameuses prophéties, mais aussi ce qui nous intéresse dans le présent article, « les singulières recettes pour entretenir la santé du corps ». Il explique comment « faire divers lavements, parfums et senteurs » adaptés au  « blanchiment du visage ».Il installe un laboratoire dans sa maison et se lance dans la recherche de nouvelles formules de vinaigres et confitures. Pratique étonnante pour l’époque, mais seuls les apothicaires connaissent les secrets de fabrication.

Sa démarche peut paraître étonnante mais en publiant son « Traité des fardements et des confitures » il bouleverse l’économie de l’époque. Les femmes vont cuire dans des chaudrons en cuivre des confitures et compotes de fruits en les conservant pour l’hiver. Une révolution !

Le « Traité des fardements et des confitures » est le premier best-seller des livres de recettes et il est encore réédité de nos jours !

La section « confitures » : non seulement il indique comment il faut confire les fruits, mais aussi il propose des recettes pour se régaler et pour améliorer son état de santé :

  • Le gingembre « profite aux hommes qui ne peuvent accomplir le devoir de nature»
  • L’écorce de buglosse « préserve le personnage de venir étique, ou hydropique, et tient le personnage joyeux, allègre, chasse toute mélancolie, rajeunit l’homme, retarde la vieillesse, fait bonne couleur au visage, entretien l’homme en santé, préserve l’homme colérique », rien de moins !
  • Il est probable que Nostradamus se soit inspiré des recettes d’origine arabe concernant les gelées, sorbets, fruits en conserve, confits au sirop, pâtes de coing, roses confites. Même si cela nous semble étrange, elles sont avec le sucre à la base des médicaments importants de la pharmacopée arabo-andalouse. Quand il évoque la confiture de cougourde ou calebasse il signale qu’elle est réfrigérante et de bon goût, idéale pour mitiger la chaleur exubérante du cœur et du foie.

Quelques exemples de recettes :

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NUTRIPUNCTURE : réequilibrer l’information cellulaire

Nutripuncture thérapies complémentaires

Dr Patrick Véret 

La Nutripuncture est une approche naturelle pour soutenir l’autorégulation cellulaire, affaiblie par les stress de la vie. C’est une méthode basée sur l’observation et l’expérimentation, qui trouve ses fondements dans les nouveaux domaines de la science (théorie des systèmes complexes, Psycho-Neuro-Endocrino-Immunologie, physique quantique, épigénétique, neurosciences …).

Elle s’intéresse aux interactions des différents systèmes du corps et à leur communication via les courants vitaux*. Ces interactions et ces échanges forment le terrain sur lequel peuvent se développer des troubles fonctionnels, organiques ou structurels.

La Nutripuncture utilise 39 complexes polymétalliques pour renforcer la circulation des courants vitaux et, de ce fait, soutenir la dynamique somato-psychique. Elle propose une approche globale de la personne à travers la régulation de la communication cellulaire. Elle stimule la circulation des « courants vitaux », un réseau électromagnétique permettant à toutes les cellules de l’organisme d’échanger, en temps réel, des informations vitales. Leur stimulation induit des changements observables au niveau de la voix, de la posture, de la gestuelle et du bien-être.

* Les travaux de Luc Montagnier (Nobel de Médecine 2008) ont mis en évidence l’existence de signaux électromagnétiques à basse fréquence émis par l’ADN de chaque groupe cellulaire.

RECHERCHES SUR LA VITALITÉ

La vitalité s’apprécie dans la qualité de la présence à soi, de l’écoute vigilante et de l’assurance intérieure, de la confiance en soi, dans la capacité à donner et recevoir et à communiquer avec tous ses sens en éveil. Cet état physique et psychique est modulé par les interactions permanentes entre la personne et son environnement, par sa capacité à vivre et intégrer ses propres expériences, par son histoire et ses mémoires, par son intégrité corps-psyché, par sa « présence » au monde.

Les recherches en Nutripuncture se sont centrées sur l’impact de complexes polymétalliques minidosés, sur la qualité des échanges cellulaires.

Leur action s’observe également sur la gestuelle, le regard, la voix de la personne et la finesse de sa perception sensorielle. Ce sont des paramètres fondamentaux pour apprécier la vitalité et l’expression singulière de chacun, parfois affaiblies par les stress de la vie (conflits familiaux, professionnels, surmenage, deuil, déception affective, accident, agression, infection…).

Soutenir l’autorégulation cellulaire améliore parallèlement la qualité de la communication, tant au niveau microscopique (cellulaire) que macroscopique (relations humaines), ainsi que la justesse de la perception.

NOTION D’INFORMATION ET DE COURANTS VITAUX

Toutes les informations que l’organisme reçoit en permanence de l’environnement stimulent sa dynamique interne et influencent le comportement de l’individu. On sait que les informations gustatives, auditives, olfactives, visuelles et tactiles voyagent par des voies bien connues (chimique, hormonale ou nerveuse). Les émotions et les sentiments qui en découlent sont véhiculés par un réseau très complexe et bien plus rapide que la voie nerveuse.

Il s’agit d’un réseau très ancien, d’un point de vue phylogénétique et ontogénétique, celui des « courants vitaux ». À travers ces circuits cheminent des impulsions d’ordre électromagnétique assurant, en temps réel, la communication et la coopération de tous les secteurs de l’organisme et de ce fait sa cohérence et son unité psychophysique. Bien connu dans la tradition orientale, ce réseau a fait l’objet des recherches de la Nutripuncture, commencées dans les années 80 en France, sur l’Information Cellulaire Vitale.

STRESS ET ORIENTATION SPATIALE

Le premier impact du stress se marque au niveau de l’orientation spatiale : se sentir dérouté, confus, sans dessus-dessous…, décrit bien la sensation que l’on a face à une situation qui nous a bouleversés. Au niveau physique cette désorientation se traduit par une perte des repères du schéma corporel (droite – gauche, haut – bas, avant – arrière) qui génère un stress oxydatif important et altère la communication cellulaire.

Renforcer l’orientation spatiale restaure l’équilibre postural, la proprioception (perception de ses repères internes) et la capacité de mieux s’orienter dans sa vie.

NOTION DE BIPOLARITÉ

L’impact du stress peut être également observé au niveau des grands systèmes de régulation de l’organisme : le pôle métabolique et le pôle cérébral. Leurs fonctions sont complémentaires et indissociables :

– le pôle métabolique fournit l’énergie nécessaire au métabolisme cellulaire,

– le pôle cérébral conduit l’expression cognitive de l’individu.

Un stress important peut dérégler la dynamique harmonieuse des deux pôles de régulation, jusqu’à l’inverser.

On observe alors deux types de réactions : dans le premier, le pôle métabolique prend le dessus sur le pôle cérébral, déclenchant un comportement agressif, anxieux, irritable qui traduit un processus d’oxydation cellulaire important. Dans le deuxième, on observe un comportement apathique, indifférent, traduisant une baisse de l’activité et de la conduction nerveuses.

Soutenir l’interaction harmonieuse des deux pôles, au cœur de la dynamique du vivant, est essentiel pour assurer l’autorégulation cellulaire.

BESOINS FONDAMENTAUX DE L’HUMAIN

À part manger, boire, respirer et se mouvoir les impulsions photoniques sont essentielles pour moduler le rythme « veille sommeil », mais également pour assurer la coordination et la coopération cellulaires. En effet, sans excitation photonique il n’y a pas de réaction moléculaire ni de vie possible(1). Les travaux, commencés dans les années 1920-1930 par le chercheur soviétique A. Gurwisch, repris dans les années 70 par le prix Nobel D. Gabor et le physicien allemand Fritz A. Popp, ont mis en évidence le rôle vital de la lumière dans l’organisation du vivant (2). Les impulsions photoniques nécessaires à l’excitation moléculaire, voyagent sur des circuits préférentiels appelés courants vitaux, étudiés depuis des millénaires par la tradition orientale ils sont aujourd’hui confirmés par différents chercheurs occidentaux (3) .

Les recherches conduites en Nutripuncture ont répertorié 33 courants vitaux chez l’homme et la femme, organisés en 5 familles et en rapport avec les 5 sens. La Nutripuncture étudie les systèmes électromagnétiques qui activent l’excitation moléculaire, à la base de la manifestation et de la cohérence de la vie.

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  1. – Travaux de A. ZeWail, Nobel de Chimie 1999, pionnier de la femtochimie. Ses recherches ont permis d’observer le comportement dynamique des atomes et des molécules excités par impulsions lumineuses. 2. – F. A. Popp, «Biologie de la lumière» Éditions Pietteur 3. – D. Gabor, physicien hongrois, connu pour l’invention de l’hologramme

INGRÉDIENTS DE LA VITALITÉ HUMAINE

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Accompagner la personne sur le chemin de la santé

accompagner par la naturopathie

Interview de Frédéric Bourgogne, naturopathe

Frédéric Bourgogne-La naturopathie est un art de vivre, une hygiène de vie qui puise sa source au sein de la nature et qui trouve son sens en amont de toutes maladies. En tant que naturopathes, nous ne devrions avoir dans nos cabinets que des personnes en bonne santé, souhaitant préserver ou optimiser cette dernière comme c’est le cas dans la plupart des médecines traditionnelles. Ce n’est pas forcément le cas en Europe et en particulier en France où la majorité des personnes venant consulter cherchent des solutions naturelles à leurs problèmes et à leurs pathologies, nous ne sommes donc pas dans une démarche préventive. Les études de naturopathie nous forment à la santé et nous permettent d’accompagner ceux qui le souhaitent en mettant en place un programme d’hygiène vital personnalisé et individualisé.

TC-Mais pouvez-vous quand même assurer une complémentarité avec la médecine allopathe ?

Frédéric Bourgogne – La naturopathie est complémentaire à la médecine conventionnelle. La médecine allopathique est très pointue, elle sauve des vies, c’est une médecine d’urgence. La naturopathie comme je viens de vous le dire est une médecine naturelle visant à préserver et améliorer notre santé. Il y a des règles très importantes, nous ne prescrivons pas, nous ne diagnostiquons pas, nous ne donnons pas de traitements. Je dis souvent à mes élèves : lorsque le patient vous explique ses symptômes, c’est important de les écouter et d’en tenir compte, mais votre travail consiste à mettre en place des outils pour que votre patient retrouve un équilibre global. En travaillant ainsi on s’aperçoit qu’en remettant de la cohérence dans l’alimentation, dans les rythmes, en optimisant l’hygiène de vie en général on va avoir un impact sur les symptômes. Tout ce que nous faisons c’est de soutenir ce que nous appelons ʺl’homéostasieʺ, le processus d’auto-guérison et de régénération de notre corps.

TC-Quels sont les instruments que vous utilisez ?

Frédéric Bourgogne -La naturopathie s’articule autour de trois cures et dix techniques: une cure de détoxination, une cure de revitalisation, une cure de stabilisation. L’anamnèse et le bilan vital vont nous permettre de déterminer la priorité.

Nous passons généralement entre une heure trente et deux heures avec le patient pour faire cette anamnèse et ce bilan. Nous avons pour cela des outils et des techniques qui sont propres à la naturopathie – cela peut être la morphotypologie, la prise des pouls, l’iridologie. Nous nous basons beaucoup sur les observables. Ces dernières vont nous donner des informations sur l’état général de santé de la personne. À partir de là nous mettons en place soit la cure de détoxination, soit la cure de revitalisation, soit un mixte des deux.

La première technique majeure de la naturopathie c’est l’alimentation. Nous sommes tous d’accord pour dire – et je pense que les médecins aussi – que si nous travaillons autour de l’hygiène alimentaire, si nous remettons de l’équilibre dans l’alimentation, nous réglons plus de 50 à 60% des problèmes. L’alimentation est une des causes majeures de maladie, 80% de nos pathologies sont liées à notre alimentation et si vous ajoutez à cela le stress vous avez le doublé gagnant…

TC-Quels sont les premiers conseils que vous donnez pour l’alimentation ?

Frédéric Bourgogne -En premier lieu, ce sont des conseils basiques et simples. Une alimentation de qualité : éliminer tous les produits raffinés et industriels comme les pâtes blanches, le riz blanc, le sucre blanc, les farines blanches. Cela se fait par étape. Une alimentation naturelle et vivante : l’être humain est un être vivant et naturel, donc il ne peut se passer d’une alimentation vivante et naturelle. J’entends régulièrement les personnes me dire : « Mon médecin m’a demandé d’arrêter de manger des crudités et de cuire mes légumes ». Je pense que c’est une erreur car les cuissons dénaturent les aliments et n’ont jamais favorisé une régénération de l’organisme. Si la personne ne supporte plus les aliments crus, on peut par exemple passer aux jus ce qui permet d’éliminer les fibres et d’éviter les désagréments, on peut également passer sur du cru chaud ou mixer le cru et le cuit… Il y a plein d’alternatives et d’astuces permettant de rééduquer nos intestins.

Je travaille à faire revenir les gens à une alimentation la plus naturelle possible. Je remets de l’ordre au niveau des associations alimentaires, et je demande de respecter la chronologie du corps (chronobiologie).

Je suis très sensible au fait de réordonner les choses, remettre de l’ordre car notre organisme est très ordonné, très structuré comme tout ce qui est dans la nature d’ailleurs… Remettre un cadre permet de retrouver une liberté.

TC-On a donné aux gens des conseils très différents sur les associations alimentaires, quel est votre point de vue ?

Frédéric Bourgogne -Nous avons l’art de compliquer les choses, le corps est simple dans son fonctionnement et ses besoins. Il a besoin de sucres simples, d’acide aminés… et nous passons notre temps à lui donner des sucres et des protéines complexes. Donc mon premier conseil est de simplifier l’alimentation et les associations alimentaires tout en respectant la logique digestive. C’est très simple, il suffit d’observer cette logique digestive et de prendre conscience à quel niveau les aliments sont digérés. Si vous prenez l’exemple des fruits, leur digestion a lieu dans le duodénum (la partie la plus basse – 10 à 15 minutes de digestion) donc c’est ce qui doit se consommer en premier. Ensuite, si vous remontez dans le circuit digestif vous arrivez au niveau de digestion des légumes un peu plus haut dans ce même duodénum (20 à 45 minutes de digestion), c’est donc ce qui vient logiquement en second. Enfin, les protéines, qui se digèrent au niveau de l’estomac, doivent venir en dernier. Si j’inverse ce processus et que je prends les fruits en fin de repas alors que l’estomac est en train de digérer les protéines, le fruit ne va pas pouvoir passer la barrière stomacale, il va fermenter, créer plus d’acidité et donc ralentir la digestion.

Il y a une logique digestive, la première étape est de respecter cette logique et donc ensuite les associations coulent de source et sont évidentes. Il faut en premier revenir à cette logique digestive et la respecter, l’idée n’étant pas de tout dissocier mais bien de remettre de l’ordre et de réorganiser. À partir du moment où je fais cela il y a quelque chose qui s’allège au niveau digestif. Il ne faut pas oublier que notre système digestif utilise 50% de notre énergie. Cette énergie peut être redistribuée ailleurs.

Les mélanges comme les pâtes et la viande sont néfastes pour notre santé. Une protéine et un sucre, forment ce que l’on appelle des protéines glyquées. Ces protéines sont assimilables mais pas métabolisables et peuvent créer de nombreux problèmes au niveau digestif, hormonal se fixant sur nos récepteurs hormonaux comme ceux de la thyroïde par exemple.

Réassocier les bons aliments c’est très simple et important. J’ai vécu avec des indiens en Amazonie, j’ai pu observer comment les indiens, qui n’ont jamais mis les pieds dans une université ont une connaissance innée de ces choses-là. La diversification alimentaire d’un enfant se fait étape par étape, aliment après aliment en fonction de l’évolution et de la maturité de l’intestin. Nous, dans notre société, à 6 mois nous donnons à manger à nos enfants du jambon, des pâtes, de la viande, du pain, des produits laitiers… il ne faut pas forcément aller chercher plus loin l’origine des problèmes d’allergie, d’orl… et ainsi se créent très tôt des problèmes au niveau digestif. Ensuite c’est le cercle vicieux : végétations, amygdales, allergies, asthme, otites… alors que peut être à la base il suffirait des respecter quelques règles et surtout de respecter notre corps dans son fonctionnement.

TC– Donc le premier champ d’action c’est la diététique. Et après ?

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Candidose : Troubles digestifs, fatigue, infections, trouble du sommeil, défaillance de la mémoire, manque de concentration…

candidose thérapies complémentaires

 Par Chantal Raveau, dr en pharmacie

Qu’est-ce qu’une candidose ?

Le candida est un champignon de type levure, hôte habituel du corps humain responsable de cette pathologie polymorphe, la candidose. C’est son grand développement et son dimorphisme qui engendre la candidose. Cette maladie est très largement répandue. Aux États-Unis où la maladie est officiellement identifiée, on estime que quelques quatre- vingt millions de personnes seraient atteintes.

Il existe un grand nombre de souches de candida, de l’ordre de quatre-vingts, dont six sont particulièrement concernées dans la candidose : l’albicans, le tropicalis, le parasilosis, le krusei, le pseudotro-picalis et le glabra. Le plus connu est le candida albicans.

Le candida se développe dans la bouche, le tube digestif, les intestins, la peau et le vagin.

Dans la bouche cette affection est communément appelée muguet. Les bonnes bactéries et le système immunitaire sont généralement suffisants pour contrôler sa progression. Toutefois celle-ci peut être favorisée par un changement d’habitudes alimentaires ou la prise de certains médicaments qui déséquilibrent le milieu interne.

Le sucre est l’aliment du candida. Les antibiotiques, quant à eux, perturbent la croissance des bonnes bactéries qui ont vocation à contenir le développement du candida.

Les mycoses unguéales, buccales et vaginales sont généralement bien diagnostiquées et traitées en allopathie. Il en va tout autrement de la pathologie qui procède d’une surcroissance du candida et de sa dissémination dans l’organisme. En la matière, les médecines complémentaires s’avèrent d’une réelle efficacité. C’est l’objet même de cet article. L’idée reçue selon laquelle la plupart des maladies procèdent d’une agression externe est un frein à la recherche de la possible origine interne d’une infection. Ce qui, soit dit au passage, est contraire à la pensée de Pasteur.

Évolution anormale du candida

La prise de certains médicaments tels que les antibiotiques, les corticoïdes, la pilule contraceptive voire certains traitements lourds (chimiothérapie anticancéreuse) sont à l’origine de l’envahissement de la levure dans l’organisme. On note d’ailleurs une plus grande fréquence de candidose chez les femmes. Une alimentation riche en sucre en accélère le processus.

La caféine, l’alcool, les viandes contenant des antibiotiques, les céréales dénaturées et les légumes «poussés» contribuent à créer un milieu favorable au développement du candida, en éliminant les bonnes bactéries qui en limitaient le développement et en provoquant une baisse de l’immunité.

Plusieurs théories, qui ne font pas l’unanimité, vont jusqu’à avancer le principe d’une adhérence de ce type de levures sur les cellules. Mais la difficulté du traitement procède de la faculté de la levure de passer de son état premier à celui de moisissure. Elle a alors la possibilité de faire des filaments, semblables à des racines qui peuvent pénétrer à travers les cellules des muqueuses et des membranes et ainsi dissoudre les protéines qui retiennent les cellules entre elles.

Il est donc très difficile de combattre le candida, qui émet à ce moment-là des toxines qui vont modifier l’environnement et lui permettre de continuer à coloniser l’organisme.

Les « trous » percés dans la paroi de l’intestin laissent passer de grosses molécules. Les toxines secrétées par le candida (candidine entre autres) seront absorbées par le sang provoquant des anticorps qui déclenchent une attaque du système immunitaire. Ces réactions en chaîne qui partent des muqueuses externes et des ongles, pour se prolonger dans l’appareil digestif et finir dans l’intestin donnent des réponses allergiques ou de type allergique. Il en résulte un tableau de symptômes polymorphes difficiles à diagnostiquer que l’on regroupe sous le vocable de candidose.

Symptômes de la candidose

Ils sont très variés. Ils peuvent toucher tout l’organisme. Parmi les plus Importants:

Les infections locales telles le muguet, la mycose des ongles.

Les troubles digestifs : diarrhées, ballonnement, constipation, aigreurs d’estomac.

Les troubles du métabolisme : difficulté à perdre du poids, amaigrissement.

La dépression.

Les défaillances de la mémoire.

La difficulté de concentration.

Les douleurs musculaires et articulaires.

La fatigue progressive.

Les troubles du sommeil.

À quoi, il faut ajouter des fringales de sucre, de pain, des allergies alimentaires, des sensibilités aux moisissures, à l’humidité …

Il convient de noter que le corps médical est très partagé pour ce qui concerne l’hyperperméabilité de l’intestin que causerait le candida, sachant que d’autres facteurs peuvent être impliqués.

Diagnostic de la candidose

La médecine officielle dispose de peu de moyens fiables :

Recherche d’anticorps dans le sang, Sécrétion vaginale,
Recherche directe dans les selles, Intradermo réaction.

Le Dr. Philippe Besson a établi un questionnaire pour permettre de suspecter la présence du candida. Il le complète par un autre qui a vocation à infirmer le premier. (1)

Traitement de la candidose

En général le médecin fait appel aux antifongiques avec leurs effets indésirables. En médecine naturelle et complémentaire, le traitement est toujours accompagné d’une correction de la diète avec la suppression d’un certain nombre d’aliments aggravants (rubrique suivante).

LES TRAITEMENTS NATURELS PROPOSÉS

Les antifongiques :

L’acide caprylique : un acide gras présent dans la noix de coco et le lait maternel. Il est bon de le choisir sous forme de gélules gastro-résistantes, actives au niveau de l’intestin. C’est un antifongique majeur qui ne détruit pas les bonnes bactéries.

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SOIGNER SES DENTS AVEC LES PLANTES

soigner ses dents thérapies complémentaires

Nous sommes confrontés souvent aux problèmes de gingivite, de parodontose, des maladies complexes pour lesquelles les techniques conventionnelles n’ont pas toujours des solutions.

Des réponses peuvent être apportées par l’aromathérapie, les huiles essentielles et les hydrolats en accompagnement des traitements, qu’il s’agisse de dévitalisations, d’extractions, d’implants, de parodontoses, de gingivites ou autres. Des traitements, à base d’huiles essentielles, d’huiles végétales, d’argile, etc., ont été mis au point

Pour l’hygiène dentaire quotidienne aussi nous avons à portée de main des solutions naturelles.

LES HUILES ESSENTIELLES

Une huile essentielle est un extrait de plante aromatique li- quide, concentré et complexe, obtenu par la distillation à la vapeur d’eau de plantes aromatiques ou d’organe de cette plante (fleur, feuille, bois, racine, écorce, fruit…). Une huile es- sentielle est l’essence distillée de la plante aromatique. Elle est composée d’une centaine de molécules terpéniques et aroma- tiques particulièrement actives et originales pour la santé au quotidien.

LES TEINTURES MÈRES

Une teinture mère est une solution hydro-alcoolique issue d’un mélange de plantes fraîches et d’alcool. Pour obtenir une teinture mère, la plante doit macérer pendant trois semaines dans de l’alcool de grain pur entre 60° et 95°. Il est ensuite filtré, pour ne garder que la solution liquide.

LES HYDROLATS

L’hydrolat est l’eau de source ayant servi à la distillation des plantes aromatiques. Il contient une faible quantité de principes aromatiques, des oligo-éléments et les principes actifs solubles dans l’eau. Il est l’outil d’une « aromathérapie douce », voire énergétique.

LES TISANES

Boisson obtenue par macération, infusion ou décoction dans l’eau de plantes.

BAINS DE BOUCHE NATURELLE

Les plantes comme la sauge, le thym, la feuille de cassis, la myrtille donnent en décoction de très bonnes bases pour des bains de bouche. Ces infusions peuvent être mélangés avec des hydrolats, des huiles essentielles ou des teintures mères de calendula, d’arnica, d’échinacée.

Vous pouvez donc vous préparer des bains de bouche extraor- dinaires vous-même, uniquement à base de produits naturels.

DENTIFRICES

Toutes les huiles essentielles peuvent être utilisées sur les dentifrices (quelque gouttes sur la brosse à dents), mais on peut faire ses pâtes dentifrices à base de bicarbonate, avec de l’argile et des huiles essentielles.

Les dentifrices qui contiennent du laurylsulfate de sodium, une substance qui fait mousser, sont à éviter. C’est un agent qui va favoriser, sur les terrains sensibles, l’apparition des aphtes. Malheureusement il y a peu de dentifrices qui ne contiennent pas cette substance mais vous pouvez en trouver dans les ma- gasins bios.

APHTES

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Nouvelle parution : Thérapies Complémentaires no 7

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Nous vous signalons la parution du no 7 de notre magazine Thérapies Complémentaires, que vous pouvez commander en linge en suivant ce lien

SOMMAIRE

LE FIL DE L’ACTU

Maladie de Lyme : 100 médecins signent un appel d’urgence

Pollution au diesel : troisième cause de mortalité en France

INTERVIEW

Naturopathie : accompagner la personnesur le chemin de la santé

SCIENCE EN MARCHE

La symbiose, la condition de notre survie

DOSSIER

Nutripuncture :
Rééquilibrer l’information cellulaire par des méthodes naturelles

SANTÉ AU NATUREL

Médecine chinoise : 
La ménopause, le second printemps de la femme

Le champ métamorphique, dépositaire des mémoires successives de notre organisme

Taï-Chi et stabilité posturale

Soigner vos dents avec les plantes

Troubles digestives, fatigue, infections, trouble du sommeil, défaillance de la mémoire,
manque de concentration…
La candidose en question !

PSYCHOLOGIE

Attentats : comment parler aux enfants 

HISTOIRE

Nostradamus l’épicurien

NOTRE TEMPS

Médecine tibétaine :Le corps et l’esprit un système intégré

DANS LES MÉDIAS