Phytothérapie : une arme redoutable contre les maladies

phytothérapie thérapies complémentaires
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– Plaidoyer pour la phytothérapie, par le dr Franck Gigon

Depuis toujours, les plantes ont accompagné les petits (et grands !) bobos des humains. On les a un peu oubliées avec l’essor de la médecine chimique, et puis redécouvertes quand cette médecine a montré ses limites. Le docteur Franck Gigon leur trouve de nombreuses utilisations, qu’il évoque pour nos lecteurs.

TC – La phytothérapie c’était la médecine de nos ancêtres, mais elle revient en force ces dernières années. Quelle est son rôle aujourd’hui?

Dr. Franck Gigon – La phytothérapie c’est une médecine traditionnelle, c’est la thérapeutique par les plantes médicinales, mais une nouvelle phytothérapie est née depuis maintenant 20 ans. En quoi est-elle moderne? Eh bien, on peut prouver statistiquement les allégations des anciennes traditions par la révélation d’ingrédients actifs, qui ont effectivement une action sur une affection particulière. On englobe aussi l’aromathérapie qui est l’utilisation à visée thérapeutique des huiles essentielles et la gemmothérapie qui est l’utilisation des bourgeons ou des jeunes pousses de plantes.

TC-Est-elle revenue à la mode ?…Les patients ont-ils confiance en elle?

Dr. Franck Gigon – Sous la pression grandissante du public, la phytothérapie retrouve ses lettres de noblesse pour deux raisons essentielles: un peu le ras-le-bol des médicaments avec plusieurs scandales sanitaires à la clé et un essoufflement, il faut l’avouer, de l’industrie pharmaceutique qui peine à trouver des nouveaux médicaments. En plus ces médicaments n’ont pas tous des performances à la hauteur des espérances. Pour certains les médicaments marchent, pour d’autres ne marchent pas et pour la troisième catégorie ne marchent pas avec des effets indésirables à la clé.

Pour toutes ces raisons- là, le public se tourne vers une médecine un peu plus douce – même si la phytothérapie n’est pas toujours douce. Les plantes sont évidemment naturelles, on pense que c’est sans danger mais nous avons beaucoup d’exemples dans la nature de plantes qui sont des poisons. Comme le disait Paracelse c’est la dose qui fait d’elles un poison ou un traitement. Mais en même temps voici l’avantage de la phytothérapie : nous avons pu éliminer, justement, les plantes qui étaient potentiellement toxiques et mettre en valeur des plantes qui confirmaient des allégations traditionnelles, et dans la même famille de chimie nous avons trouvé des plantes permettant de mettre à jour nos connaissances.

TC– Y-a-t-il des connaissances que nos ancêtres possédaient et qui sont complètement perdues ? Y-a-t-il encore la possibilité de récupérer du savoir ?…

Dr. Franck Gigon: On récupère pour une bonne part le savoir-faire de nos ancêtres. Ce qu’il est intéressant de constater c’est l’élimination de très peu de plantes considérées comme toxiques utilisées par les anciens. Il y a une concordance entre les allégations ʺsanté ʺ des traditions populaires et les découvertes au niveau physico-chimique, c’est à dire les principes actifs dans les plantes. Nous arrivons à prouver finalement comment une plante comme la Gaulthérie Couchée, au niveau de l’aromathérapie, a des vertus anti-inflammatoires, parce qu’à l’intérieur elle renferme des dérivés de l’aspirine (acide salicylique).

TC– Y-a-t-il une corrélation entre les plantes d’une certaine région et le peuple qui vit dans cette région ? Une plante chinoise a-t-elle la même efficacité utilisée par un chinois ou par un européen ?

Dr. Franck Gigon: Effectivement, il paraît qu’il y a une certaine corrélation entre les plantes locales et les peuples qui vivent dans la région. En même temps, la phytothérapie moderne nous permet d’utiliser des plantes qui sont produites de l’autre côté de la terre. Par exemple on peut utiliser facilement le curcuma ou le ginseng en ayant des bénéfices ʺsantéʺ évidents. On peut tirer bénéfice des plantes qui poussent dans tous les coins du monde, à condition de pratiquer l’analyse physico-chimique pour les principes actifs.

TC-Quels sont les domaines dans lesquels la phytothérapie marche le mieux ?

Dr. Franck Gigon –La phytothérapie marche quasiment dans tous les domaines. Dans le domaine que j’appellerais ʺla bobologieʺ, les petits maux de la vie quotidienne, par exemple : contre un spasme il est vraiment très inutile et finalement inapproprié de prendre des antispasmodiques médicamenteux alors que si vous faites une infusion de carvi, de cumin ou de fenouil ou bien de graines de carvi, de cumin ou de fenouil vous avez un antispasmodique très puissant en quelques secondes.

Pour les maladies chroniques ou pour les maladies très graves, comme le cancer, la phytothérapie intervient comme une thérapie complémentaire. Une personne qui suit un traitement de chimiothérapie peut utiliser des plantes à visée détoxifiante ou comme soutien hépatique, c’est à dire pour permettre au foie de supporter cette chimiothérapie beaucoup plus facilement : par exemple le chardon-Marie plante qui régénère le foie face à un arsenal médicamenteux agressif.

TC – Pour faire le bilan des maladies les plus répandues, par exemple le diabète, existe-t-il des thérapies par les plantes pour améliorer l’état du patient?

Dr. Gigon Franck – Il y en a beaucoup. Le diabète est aujourd’hui un vrai fléau mondial, surtout le diabète de type 2 appelé le diabète ʺgrasʺ, insulino-résistant. À force de manger trop d’aliments à indice glycémique élevé, c’est à dire trop sucrés, nous sur-sollicitons l’insuline au niveau du pancréas, qui a tendance à devenir plus gros et cet effet nous dispose à devenir diabétique. Les cellules de notre organisme deviennent sourdes au message de l’insuline et nous développons une insulino-résistance qui peut amener au diabète de type 2. Certaines plantes diminuent la résistance à l’insuline, comme les polyphénols du thé, le curcuma, la cannelle et d’excellents résultats apparaissent avec l’absorption régulière de l’huile de nigelle. Tout ce que je viens d’évoquer est basé sur des études scientifiques.

Ces traitements ne se substituent pas aux traitements médicamenteux mais diminuent la dose que vous prenez et surtout peuvent réguler votre taux de sucre sanguin qui ne fera plus de ʺyo-yoʺ. C’est ces fameux ʺyo-yoʺ qui provoquent des problèmes dans la vie de tous les jours pour les diabétiques, puisqu’ils peuvent entraîner des hyperglycémies, avec le risque connu au niveau de la réanimation, et des hypoglycémies réactionnelles susceptibles de donner des malaises, des fatigues, des pulsions alimentaires. Donc il y a des plantes, la plupart des plantes alimentaires médicinales, que nous pouvons utiliser dans la vie de tous les jours et qui complètent l’arsenal thérapeutique conventionnel ; parfois dans certains cas des personnes arrivent à complètement arrêter le traitement médicamenteux traditionnel en suivant un mode de vie adapté.

TC– Les maladies cardio-vasculaires ?…

Dr Franck Gigon – Le champion toute catégorie dans les maladies cardio-vasculaires c’est le curcuma, il y a 5700 publications biomédicales sur le sujet. Quand vous prenez du curcuma tous les jours c’est comme si vous preniez 14 médicaments ! C’est un marché de 1500 milliards de dollars. Le curcuma contient la curcumine qui agit du ʺsol au plafond ʺ, si je puis dire, elle peut être anti-inflammatoire, antidiabétiques, antioxydante, détoxiquant hépatique, protecteur au niveau vasculaire, etc. Tout cela pour vous dire que si vous prenez des doses régulières de curcuma – soit en curcuma frais soit en rhizome (c’est à dire la racine)-dans votre alimentation, en petits copeaux frais ou sous forme de poudre, vous pourrez vous passer de beaucoup de médicaments. Tout cela est publié.

TC– Les maladies auto-immunes ?… Le syndrome de l’intestin perméable ?…

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Allergies : Se soigner avec l’homéopathie

Homéopatie thérapies complémentaires
Homéopatie thérapies complémentaires

Les conseils en homéopathie du docteur Albert-Claude Quemoun

Les substances allergènes sont très nombreuses : poussière de maison, acariens, venin d’insectes, poils d’animaux, pollens, aliments (crustacés, lait, cacahuète, soja…), médicaments, pollution, pesticides, métaux lourds, teintures, maquillage, savons, fibres vestimentaires, climat (humidité, froid, soleil)…

Si vous avez identifié l’agent allergène, il est évident qu’il vaut mieux éviter, dans la mesure du possible, les substances auxquelles vous êtes allergique. En cas d’allergie grave ou très handicapante une désensibilisation peut aussi être un recours efficace.

Dans ce cas, vous pouvez vous faire prescrire l’isothérapique de la substance responsable : si vous êtes allergique à la poussière de votre maison ou à un pollen particulier, il suffit de fournir à votre pharmacien un échantillon de cette poussière ou de ce pollen : il servira de matière première à la fabrication du médicament, que vous prendrez pendant 4 semaines :

-la première semaine en 5 CH (2 granules 3 fois par jour)

-la deuxième semaine en 7 CH (2 granules 3 fois par jour)

-la troisième semaine en 9 CH (2 granules 3 fois par jour)

-la quatrième semaine en 15 CH (2 granules 3fois par jour)

Par exemple si vous êtes allergique à la pollution parisienne, vous pouvez prendre POLLUTION PARISIENNE DE PIC 2 (Laboratoires Rocal), à raison de 2 granules 3 fois par jour.

ISOTHÉRAPIQUE

Un isothérapique est un médicament fabriqué à partir de la substance qui vous rend malade. Il vous suffit d’apporter un peu de cette substance, quelle qu’elle soit, dans une pharmacie. Celle-ci la transmettra au laboratoire qui pourra ainsi fabriquer votre médicament personnalisé.

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La régulation du stress, vue par la médecine énergétique chinoise

stress médecine energetique chinoise
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Le stress et la Médecine Energétique Chinoise

Par Manola Souvanlasy

Le monde moderne ouvert à la mondialisation, devenu hostile et socialement injuste, est aussi un monde de compétition dans lequel chacun essaie de trouver sa place pour vivre, voire pour survivre décemment dans notre planète qui souffre du réchauffement climatique, de la pollution, de la surpopulation et bientôt de l’épuisement des ressources énergétiques naturelles.

Pour rester en vie dans ce système du vivant, immensément grand, les êtres vivants doivent constamment se tenir en alerte vigilante; c’est la rage de vivre qui est nécessaire pour gagner le droit de rester en vie, de procréer, d’assurer la transmission de l’espèce. Pour cela, il faut de l’intelligence, du courage et de la chance, c’est ce qu’on appelle la capacité d’adaptation dont l’un des exemples est bien le système de régulation neurologique, immunologique, hormonal, énergétique, et psycho émotionnel du stress.

Qu’est-ce que le stress ?

Le stress aigu ou chronique est la perception psychoaffective et émotionnelle d’une situation traumatisante de la vie, c’est le tueur silencieux ʺsilent killer ʺ qui agresse nos cellules, nos organes anatomiques, notre énergie vitale. Tel un prédateur caché dans l’ombre, il désorganise notre système d’adaptation et de défense face aux changements de l’environnement extérieur (climat, alimentation, pollution, microbes), il déstabilise l’homéostasie de nos fonctions vitales (thermorégulation, défenses immunitaires, maintien de la pression artérielle, la respiration, la digestion, la détoxification des déchets, l’équilibre acido-basique, la régulation hormonale) ; les pensées toxiques harcèlent sournoisement notre équilibre émotionnel essentiel pour naviguer sur l’océan tumultueux de la vie.

Régulation du stress selon la Médecine chinoise

Contrairement à la médecine occidentale, le système d’adaptation au stress en médecine chinoise passe non pas par des molécules messagères mais par l’énergie, le Qi qui est produit par les 5 Organes énergétiques (Reins, Foie, Cœur, Rate, Poumons) et leurs Entrailles couplées (Vessie, Vésicule Biliaire, Intestin Grêle, Gros Intestin). Le Qi des Organes internes constitue également un réseau de transmission d’information qui circule dans les 12 Méridiens. Grâce au concept des 5 Éléments tirés de l’observation de l’univers, le Qi de chacun des 5 Organes internes porte les caractéristiques qui sont spécifiques à l’Élément auquel il est attribué.

  1. Par exemple le Qi des Reins correspond au caractère énergétique de l’élément Eau, Eau qui porte en elle l’origine de la vie depuis la naissance de l’Univers, cette énergie de l’Eau est calme, profonde, presque méditative, remplie de la sagesse héritée des ancêtres. Les Reins sont le coffre-fort de l’essence vitale innée (le Jing ancestral) qui correspond à l’héritage génétique de l’ADN, des chromosomes transmis par les parents lors de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde. Les Reins gouvernent l’acuité auditive. Leur Qi s’ouvre aux oreilles. Les Reins mettent en réserve le Jing inné, la Moelle osseuse, et par extension le Cerveau qui est considéré comme la Mer des Moelles, tandis que le Cœur est résidence du Shen-Esprit. Les Reins nourrissent donc la substance du cerveau (la matière grise et blanche, les neurones en médecine occidentale), tandis que la réception des informations sensorielles, sensitives, motrices et cognitives est assurée par l’Esprit-Shen du Cœur.
  1. Le Foie correspond à l’énergie du Bois qui est à la fois yin et yang comme l’arbre dont les racines sont enfouies dans la terre yin et les branches dressées vers le ciel yang. Le Bois porte l’énergie exubérante, généreuse de la croissance de la vie, alors le Qi du Foie a besoin de beaucoup d’espace pour grandir, pour s’épanouir, il ne supporte aucune contrainte, c’est pourquoi son rôle principal est de drainer et de disperser les stagnations du Qi, du sang, des liquides nutritifs (Jin Ye) et des émotions considérées comme une forme très raffinée de Qi. Le Foie coordonne le sens de circulation du Qi des 4 autres Organes. Le Qi du Foie gouverne l’acuité visuelle. Son Qi s’ouvre aux yeux.
  1. Le Cœur correspond à l’élément Feu, le Qi du Cœur fait circuler le sang dans les vaisseaux pour nourrir les organes vitaux, mais au-delà de cet aspect purement anatomo-physiologique, le Cœur ʺchinoisʺ joue un rôle psycho-émotionnel primordial en tant que ʺEmpereur des émotions ʺ, tandis que le sang du Cœur est  le support de l’Esprit-Shen. Le Cœur assure les fonctions neurologiques, cognitives, sensorielles, psycho-émotionnelles attribuées au système nerveux central en médecine occidentale. Le Qi du Cœur s’épanouit au niveau de la langue, considérée en médecine chinoise comme l’organe de la parole, de l’élocution.
  1. La Rate correspond à l’élément Terre qui est le centre de l’harmonisation, la Rate porte l’énergie nourricière (le Ying Qi), son énergie s’exprime par les capacités gustatives, le goût. Son Qi s’ouvre sur les papilles gustatives. La Rate transforme les aliments en essences nutritives subtiles (en nutriments), ce qui correspond à la digestion enzymatique du pancréas exocrine en médecine occidentale ; ensuite elle transporte et distribue ces essences nutritives vers le corps tout en entier, ce qui correspond au travail énergétique de l’absorption intestinale des nutriments en médecine occidentale. La Rate est la source principale de la production du Qi, du sang, des liquides, des nutriments à partir des aliments, elle met en réserve ces 4 substances vitales dans le Jing acquis. Le Jing est considéré comme un trésor, une caisse d’épargne dans lequel sont protégées les essences purifiées à partir des 4 substances.
  2. Le Poumon correspond à l’élément Métal. Le Qi du Poumon assure la respiration comme en médecine occidentale, mais il est d’avantage considéré comme le Maître de l’Énergie, il distribue les liquides pour humidifier la peau, les pores et les poils qui constituent tous les trois une barrière naturelle de défense contre la pénétration des énergies perverses climatiques externes (les Xie Qi), tandis que le Cœur est le Maître du Sang et des vaisseaux sanguins. Le Poumon gouverne l’énergie défensive (le Wei Qi), en tant que bouclier immunitaire, il assure la régulation de la température corporelle grâce à la transpiration, il fait descendre l’air inspiré vers les Reins qui « agrippent » cet air inspiré afin de le renvoyer en haut vers les Poumons. Ainsi les Reins et les Poumons sont les deux partenaires de la « respiration énergétique » que tous les pratiquants du Tai Chi Chuan, du Qi Gong ou de la méditation reconnaissent dans leurs vibrations énergétiques internes. Le Qi du poumon gouverne l’acuité olfactive. Son Qi s’ouvre au nez.
  1. Le but ultime des fonctions énergétiques des 5 Organes internes couplés avec leurs Entrailles respectives est la production des 4 Substances qui sont le Qi lui-même, le sang, les liquides et le Jing-Essence Vi Ces 4 Substances assurent les fonctions métaboliques et physiologiques du corps et de l’esprit, elles sont véhiculées vers les territoires corporels, vers les tissus, les tendons, les muscles, la chair, les 5 organes des sens, par les 12 Méridiens principaux et leurs ramifications, qui sont donc les circuits de distribution, tandis que les 5 Organes énergétiques internes sont les centres de production.

La régulation du stress par les 5 Organes énergétiques selon la médecine chinoise passe par l’interaction de leur Qi dans le cycle des 5 Éléments.

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SOPHROLOGIE : Lorsque l’esprit dialogue avec le corps

La sophrologie et le dialogue corps esprit

Par Samia Abdelmoumen

La sophrologie s’appuie sur des bases scientifiques qui sont l’anatomie, la neurophysiologie et la neuropsychologie. C’est une approche pédagogique basée sur le vécu qui vise l’autonomie ; elle considère la personne dans sa globalité et son efficacité réside dans l’implication active de la personne qui apprend des techniques faciles à mettre en œuvre dans son quotidien pour améliorer sa qualité de vie.

Alors que la culture occidentale privilégie la pensée discursive, la culture orientale privilégie le lien corps-esprit. Créée en 1960 par le docteur Caycedo, la sophrologie est une synthèse de ces deux cultures, pour cela il s’est inspiré du Yoga, du Qi Gong, de la méditation Zen et du Training Autogène ainsi que de l’hypnose, de la relaxation sensorielle de Jacobson et de la méthode Vittoz.

Connue pour son efficacité à réguler les effets du stress, la sophrologie s’appuie sur la mise en œuvre de techniques de respiration, de relaxation et de visualisation. La relaxation favorise la libération des tensions musculaires, la respiration apaise le mental et les visualisations permettent d’activer des ressources latentes, de stimuler des capacités. La concentration sur les sensations de détente permet de s’ancrer dans le présent, cet état de conscience où le lien corps-esprit est une réalité vécue.

Comme il y a une perpétuelle interaction entre le mental, l’émotionnel et le physique, la relaxation physique génère des sensations agréables de calme et de sécurité, la ronde des pensées s’apaise et le bien-être s’installe. En sophrologie, nous travaillons sur le positif, il ne s’agit pas de se mettre en état de béatitude, mais d’aller à la rencontre du positif qui est en nous et dans notre vie. Cette conception va s’éprouver au quotidien, l’attention va apprendre à remarquer ce qui va bien, plutôt que ce qui va mal. Les sources de tensions ou d’inquiétudes prennent moins de place et sont relativisées.

La sophrologie : pédagogie du positif et de l’instant présent

Nous sommes plus souvent dans notre mental que dans notre corps alors que c’est par lui que nous percevons et que nous agissons. Par la concentration sur les sensations, la sophrologie permet de prendre conscience progressivement de son schéma corporel, de repérer les tensions musculaires, mais aussi de vivre son corps de façon positive grâce aux sensations de détente, d’activation circulatoire ou de chaleur.

Tous les sens sont mis en éveil et participent à l’expérience, l’attention portée aux sensations générées par la relaxation et la respiration va conduire la personne à vivre son corps dans l’instant présent, consciente d’être ʺici et maintenant ʺ. C’est cette relaxation méditative sur les sensations présentes qui va aider la personne à s’ancrer dans le présent et à prendre conscience que c’est dans cet espace-temps qu’elle peut agir et mettre en œuvre ses ressources pour réaliser des changements.

Ainsi la notion de confiance en soi est perçue au niveau corporel, grâce à cet état de disponibilité consciente où les deux cerveaux travaillent de concert pour activer de nouvelles façons de concevoir les situations, de reconsidérer son passé. Basées sur les concepts de la psychologie positive, les visualisations consistent à revivre des souvenirs positifs du passé, la mémoire sensorielle va restituer les sensations vécues lors de cette expérience. Étant donné que le cerveau ne fait pas de différence entre l’expérience vécue réellement et celle qui est imaginée, il va mémoriser tout ce qui est vécu durant cette visualisation : sensations, sentiments, pensées… et considérer ces informations comme un souvenir.

La multiplication de ces processus va apporter des changements ; constater que le passé est riche de vécu positif permet de porter un regard nouveau sur sa vie passée et revivre ce passé dans le présent va aider à somatiser de façon positive.

Les ondes émises par le cerveau

Notre cerveau est constitué de plusieurs milliards de cellules qui échangent en permanence des informations. Ces échanges provoquent l’émission de courants électriques faibles, les ondes cérébrales, qui sont captées par l’électro-encéphalogramme. Le rythme de ces ondes (mesuré en cycles par secondes) varie selon notre activité : éveil, apprentissage, repos, relaxation, sommeil léger, sommeil profond…

Le rythme Bêta est le cycle de plein éveil, celui auquel nous fonctionnons lorsque nous avons les yeux ouverts, que nous sommes dans l’action, que nous réfléchissons, que nous étudions, que nous apprenons, etc… Un hémisphère du cerveau domine (le gauche la plupart du temps), ce qui privilégie le travail analytique et la réflexion mais ce qui nous « prive » de toute la perception intuitive, créative et globale de l’hémisphère droit.

Le rythme Alpha est l’état entre veille et sommeil que nous expérimentons au cours de la relaxation lorsque le niveau de vigilance a baissé. À ce niveau de conscience, nous avons une meilleure perception de tous nos sens et sommes beaucoup plus à l’écoute de notre intuition, ce qui veut dire que nous savons ce qu’il faut faire au moment où il faut le faire. Notre mental est alors en « veilleuse », puisque nous sommes centrés sur nos sensations ; notre choix est alors plus juste, plus intuitif… L’intuition pouvant être définie comme cette faculté de connaître des informations qui sont hors de notre champ de perception habituel.

En sophrologie, le véritable travail s’effectue dans ce niveau de conscience Alpha (appelé sophro-liminal en sophrologie), les deux hémisphères de notre cerveau fonctionnent en parfaite harmonie, ce qui nous permet d’avoir une vision plus globale des choses et induit :

  • une meilleure concentration,
  • une meilleure mémorisation,
  • la régulation des états de stress et des états émotionnels,
  • la prise de conscience de son corps et de ses réactions physiologiques,
  • un meilleur contrôle de ses habitudes, particulièrement celles que l’on désire changer
  •  l’adoption de nouvelles habitudes plus positives et salutaires pour sa vie.

Retrouver la confiance en soi

Comme tout apprentissage, la sophrologie demande un effort particulier, celui de l’entraînement car c’est par la répétition que s’acquiert les automatismes et que s’installe le changement à travers nos comportements, la régulation de nos états émotionnels et notre capacité à vivre les situations génératrices de stress dans de meilleures condition…

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La conscience globale, dépositaire de notre mémoire collective depuis la nuit des temps

Conscience Globale Thérapies Complémentaires
Conscience Globale Thérapies Complémentaires

La conscience Globale : Notre mémoire collective

Par Marcela Feraru

L’idée d’un «champ commun de conscience» qui nous relie les uns aux autres fait l’objet de recherches à l‘Université de Princeton (New Jersey).

Le professeur Roger Nelson dirige ce projet, appelé Global Consciousness Project et les données qui ont été recueillies pendant 17 ans semblent démontrer l’existence de ce champ. Ervin László, philosophe des sciences, l’appelle « champ akashique » (comme « Akasha » en Sanskrite), avec une définition plus large: l’origine de tout! Des détails sur les travaux de ces deux géants de la pensée moderne, dans les interviews publiées plus loin.

Dans le même sens, Patrick Drouot, physicien, neuro-physicien, spécialiste des sciences cognitives à Columbia University de New York, travaille sur l’expérimentation des états d’expansion de conscience et des nouvelles thérapies quantiques. Il a développé une synthèse entre les nouvelles découvertes de la physique post-quantique et les grandes traditions de l’humanité. Patrick Drouot parle de conscience quantique, de spiritualité planétaire, d’intelligence du cœur et de co-création du monde de demain.

«La conscience non-locale», c’est le terme utilisé par le cardiologue néerlandais Pim Van Lommel qui a mené la plus grande étude sur les expériences de mort imminente (EMI). Son livre, Consciousness beyond Life. The science of the near-death Experience est un best-seller et vient d’être publié en France par les éditions Dunod sous le titre Mort ou pas ? Les dernières découvertes médicales sur les Expériences de Mort Imminente. «Selon les concepts médicaux actuels, il est impossible d’être conscient lors d’un arrêt cardiaque, lorsque la circulation et la respiration ont cessé. Cependant, lors d’une période d’inconscience due à une crise potentiellement mortelle, comme un arrêt cardiaque, les patients parlent de l’apparition paradoxale d’une conscience augmentée, vécue dans une dimension dépourvue du concept conventionnel d’espace-temps avec ses fonctions cognitives, ses émotions, son identité propre, sa mémoire depuis l’enfance et parfois même ses perceptions (non sensorielles) en dehors et au-dessus de leur corps sans vie.» – nous a-t-il déclaré.

Très connu par le public français, Jean-Jacques Charbonnier, médecin-anesthésiste-réanimateur renforce les conclusions de son confrère néerlandais. Son expérience s’est enrichie pendant plus de 20 ans auprès de personnes qui, plongées dans les limbes d’une dimension inconnue, parviennent parfois à revenir à la vie après avoir traversé une expérience bouleversante. Ses hypothèses portent sur l’existence d’une conscience intuitive indépendante du cerveau.

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Allergies : les conseils du Professeur Joyeux

Professeur Joyeux - Therapies complementaires - allergies
Professeur Joyeux - Therapies complementaires - allergies

Le point du Professeur Joyeux

Le Professeur Joyeux fait le point sur leur cause et conseille quelques solutions. Nous vous proposons plus loin sa conférence consacrée à ce sujet.

Voilà arrivée la  saison  des  allergies ! Rentrées dans la  galerie  de  plus  en  plus  peuplée
des ʺ maladies de civilisations ʺ, les allergies ne sont pas seulement désagréables, mais elles sont aussi le signe d’un dérèglement plus profond de notre organisme. Certaines ont leurs origines dans les erreurs qui ont accompagnées notre enfance, d’autres dans les dérèglements de notre vie quotidienne. 

Le Professeur Joyeux fait le point sur leur cause et conseille quelques solutions. Nous vous proposons plus loin sa conférence consacrée à ce sujet.

Nous avons de plus en plus d’allergies, et ce qui est en cause c’est notre système immunitaire qui débloque. La prévention doit commencer dès la naissance et même avant !

La sensibilité se détermine dès les deux premières années de la vie. Il faut 1000 jours pour faire un bon système immunitaire : à partir de la conception jusqu’à la naissance (270 jours) plus les deux premières années – cela fait 1000 jours et là, le petit a un magnifique système immunitaire…

L’allaitement est très important. L’idéal c’est d’allaiter le bébé pendant au moins 6 mois. En même temps, si vous donnez à un enfant – on le sait maintenant – des aliments, alors qu’il n’a pas atteint ses six premiers mois, vous augmentez les risques d’allergies chez cet enfant pour ces aliments. Pas question de donner à un enfant de moins de 6 mois autre chose que le lait de sa mère !

Les causes des allergies sont multiples, il y a plusieurs facteurs de risque.

  • Faible exposition aux bactéries.

Vous ne voulez pas que votre petit attrape des bactéries, donc vous le vaccinez contre 59 maladies infectieuses. Mais si vous voulez qu’il n’ait aucune de ses maladies il faut justement le soumettre aux bactéries qui sont dans notre environnement, qui vont arriver sur sa peau et créer l’immunité.

Mais, plus important encore, il faut qu’il sorte du ventre de sa maman par la voie naturelle. Aujourd’hui on pratique à peu près 20% de césariennes alors qu’on devrait être à 4%. Or, il faut savoir que pendant un accouchement naturel le passage du bébé se fait à travers le microbiote vaginal. Au niveau vaginal il y a des germes naturels et ce petit va être imprégné de ce qu’on appelle la microbiose de Donermann, du nom de celui qui l’a trouvée. Il ne faut pas hésiter à dire « je souhaite accoucher par la voie naturelle », sauf s’il y a un problème.

  • Le microbiote intestinal.

Progressivement, par le lait de sa maman, le bébé va avoir des antigènes qui vont arriver dans son intestin d’enfant et construire le microbiote intestinal dont il a besoin. Il va avoir plusieurs milliards de germes dans son colon et son rectum, progressivement, pendant les mois qui suivent sa naissance et évidemment s’il n’y a pas d’allaitement naturel cet enfant va être en carence. L’objectif n’est pas de lui donner du lait maternisé.

Voilà un exemple : dans la flore vaginale existe un streptocoque B qu’on appelle agalactiae et la plupart des femmes en ont de manière naturelle. Certaines n’en ont pas. Avant que la femme accouche on fait un prélèvement vaginal et si on découvre le « streptocoque B » on la met tout de suite sous antibiotiques, on lui flanque la trouille en lui disant qu’elle risque de transmettre à l’enfant une septicémie, une méningite etc. Donc : antibiotiques, ce qui fait qu’on esquinte sa flore intestinale, sa flore bactérienne au niveau vaginale et on balance à l’enfant, si jamais la mère l’allaite, des éléments de l’antibiotique qu’elle prend, parce qu’ils passent à travers le lait. Tout cela fait partie du ʺ protocole ʺ…

Pourquoi cette flore intestinale est-elle tellement importante? La santé intestinale intervient de manière directe sur l’origine des allergies. C’est très important de bien comprendre ce qu’il faut manger ou ne pas manger étant donné que le système immunitaire se développe à 80% dans la muqueuse intestinale. Les cellules immunitaires les plus importantes sont les lymphocytes – les lymphocytes B qui viennent de la moelle osseuse et les lymphocytes T qui viennent du thymus. Les lymphocytes B fabriquent les immunoglobulines, les T ont de la mémoire ; ils peuvent avoir la mémoire d’un antigène qui leur a été envoyé et peuvent utiliser leur mémoire pour nous protéger.

Comment peut-on savoir si nos intestins sont en bonne santé ? Tout simplement vous regardez ce que vous évacuez. Une selle normale c’est une selle qui est pâteuse, qui n’a pas d’odeur excessive. Si c’est très malodorant c’est le signe de la putréfaction, de la pullulation microbienne qui donne la putréfaction.

On parle de ʺ barrière intestinale ʺ ça veut dire qu’il y a des molécules qui passent et d’autres qui ne passent pas. S’il y a des molécules qui ne doivent pas passer mais qui passent quand même, on a une ʺ porosité intestinale ʺ. Si vous avez l’intestin perméable vous avez des choses qui passe la barrière intestinale et vont vers le foie, vers le sein, vers la prostate, vers la peau, etc. Les éléments qui sont les plus dangereux ce sont les protéines, qui ont des grosses molécules et qui ont été mal digérées. Je suis pressé, je mastique deux ou trois fois le morceau et j’avale, l’estomac le fait passer à l’intestin qui lui non plus ne le reconnaît pas car le travail n’a pas été fait en amont et bonjour l’inflammation !

Les cellules intestinales sont collées les unes aux autres par des jonctions serrées. À partir du moment où vous avez une inflammation les jonctions se desserrent et laissent passer la mauvaise molécule qui va aller esquinter telle ou telle partie du corps, un peu en fonction des susceptibilités génétiques.

Donc les protéines non digérées, si elles sont présentées au système immunitaire, deviennent des allergènes qui induisent la formation d’un anticorps. On a un exemple : la prolamine du gluten. Les urologues commencent à se réveiller face au nombre énorme de cancers du rein. …..

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