Candidose : Troubles digestifs, fatigue, infections, trouble du sommeil, défaillance de la mémoire, manque de concentration…

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candidose thérapies complémentaires

 Par Chantal Raveau, dr en pharmacie

Qu’est-ce qu’une candidose ?

Le candida est un champignon de type levure, hôte habituel du corps humain responsable de cette pathologie polymorphe, la candidose. C’est son grand développement et son dimorphisme qui engendre la candidose. Cette maladie est très largement répandue. Aux États-Unis où la maladie est officiellement identifiée, on estime que quelques quatre- vingt millions de personnes seraient atteintes.

Il existe un grand nombre de souches de candida, de l’ordre de quatre-vingts, dont six sont particulièrement concernées dans la candidose : l’albicans, le tropicalis, le parasilosis, le krusei, le pseudotro-picalis et le glabra. Le plus connu est le candida albicans.

Le candida se développe dans la bouche, le tube digestif, les intestins, la peau et le vagin.

Dans la bouche cette affection est communément appelée muguet. Les bonnes bactéries et le système immunitaire sont généralement suffisants pour contrôler sa progression. Toutefois celle-ci peut être favorisée par un changement d’habitudes alimentaires ou la prise de certains médicaments qui déséquilibrent le milieu interne.

Le sucre est l’aliment du candida. Les antibiotiques, quant à eux, perturbent la croissance des bonnes bactéries qui ont vocation à contenir le développement du candida.

Les mycoses unguéales, buccales et vaginales sont généralement bien diagnostiquées et traitées en allopathie. Il en va tout autrement de la pathologie qui procède d’une surcroissance du candida et de sa dissémination dans l’organisme. En la matière, les médecines complémentaires s’avèrent d’une réelle efficacité. C’est l’objet même de cet article. L’idée reçue selon laquelle la plupart des maladies procèdent d’une agression externe est un frein à la recherche de la possible origine interne d’une infection. Ce qui, soit dit au passage, est contraire à la pensée de Pasteur.

Évolution anormale du candida

La prise de certains médicaments tels que les antibiotiques, les corticoïdes, la pilule contraceptive voire certains traitements lourds (chimiothérapie anticancéreuse) sont à l’origine de l’envahissement de la levure dans l’organisme. On note d’ailleurs une plus grande fréquence de candidose chez les femmes. Une alimentation riche en sucre en accélère le processus.

La caféine, l’alcool, les viandes contenant des antibiotiques, les céréales dénaturées et les légumes «poussés» contribuent à créer un milieu favorable au développement du candida, en éliminant les bonnes bactéries qui en limitaient le développement et en provoquant une baisse de l’immunité.

Plusieurs théories, qui ne font pas l’unanimité, vont jusqu’à avancer le principe d’une adhérence de ce type de levures sur les cellules. Mais la difficulté du traitement procède de la faculté de la levure de passer de son état premier à celui de moisissure. Elle a alors la possibilité de faire des filaments, semblables à des racines qui peuvent pénétrer à travers les cellules des muqueuses et des membranes et ainsi dissoudre les protéines qui retiennent les cellules entre elles.

Il est donc très difficile de combattre le candida, qui émet à ce moment-là des toxines qui vont modifier l’environnement et lui permettre de continuer à coloniser l’organisme.

Les « trous » percés dans la paroi de l’intestin laissent passer de grosses molécules. Les toxines secrétées par le candida (candidine entre autres) seront absorbées par le sang provoquant des anticorps qui déclenchent une attaque du système immunitaire. Ces réactions en chaîne qui partent des muqueuses externes et des ongles, pour se prolonger dans l’appareil digestif et finir dans l’intestin donnent des réponses allergiques ou de type allergique. Il en résulte un tableau de symptômes polymorphes difficiles à diagnostiquer que l’on regroupe sous le vocable de candidose.

Symptômes de la candidose

Ils sont très variés. Ils peuvent toucher tout l’organisme. Parmi les plus Importants:

Les infections locales telles le muguet, la mycose des ongles.

Les troubles digestifs : diarrhées, ballonnement, constipation, aigreurs d’estomac.

Les troubles du métabolisme : difficulté à perdre du poids, amaigrissement.

La dépression.

Les défaillances de la mémoire.

La difficulté de concentration.

Les douleurs musculaires et articulaires.

La fatigue progressive.

Les troubles du sommeil.

À quoi, il faut ajouter des fringales de sucre, de pain, des allergies alimentaires, des sensibilités aux moisissures, à l’humidité …

Il convient de noter que le corps médical est très partagé pour ce qui concerne l’hyperperméabilité de l’intestin que causerait le candida, sachant que d’autres facteurs peuvent être impliqués.

Diagnostic de la candidose

La médecine officielle dispose de peu de moyens fiables :

Recherche d’anticorps dans le sang, Sécrétion vaginale,
Recherche directe dans les selles, Intradermo réaction.

Le Dr. Philippe Besson a établi un questionnaire pour permettre de suspecter la présence du candida. Il le complète par un autre qui a vocation à infirmer le premier. (1)

Traitement de la candidose

En général le médecin fait appel aux antifongiques avec leurs effets indésirables. En médecine naturelle et complémentaire, le traitement est toujours accompagné d’une correction de la diète avec la suppression d’un certain nombre d’aliments aggravants (rubrique suivante).

LES TRAITEMENTS NATURELS PROPOSÉS

Les antifongiques :

L’acide caprylique : un acide gras présent dans la noix de coco et le lait maternel. Il est bon de le choisir sous forme de gélules gastro-résistantes, actives au niveau de l’intestin. C’est un antifongique majeur qui ne détruit pas les bonnes bactéries.

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