Les bienfaits des animaux sur notre santé et notre guérison

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La présence d’un animal de compagnie peut être, pour nombreux d’entre nous, un facteur de santé physique et psychologique très important. Des études ont déjà prouvé cette réalité.

De la simple relaxation à la diminution d’importants facteurs de stress, en passant par le soutien social et une meilleure récupération post-opératoire, les bénéfices sont nombreux.

Même si ce domaine est encore relativement récent, de plus en plus d’études tentent de mesurer les bénéfices de la zoothérapie appliquée. Une étude conduite en Australie, auprès de 5700 personnes, a démontré que les hommes possédant un animal de compagnie avaient une pression artérielle systolique significativement plus basse, avec aussi un taux de triglycérides et de cholestérol sanguin inférieur à la moyenne. Cette étude a également montré que parmi les femmes âgées de plus de 40 ans, c’était celles qui vivaient avec un animal de compagnie qui avaient un niveau de pression artérielle systolique et un niveau de triglycérides sanguin plus bas que celles qui vivaient sans animaux de compagnie.

On a observé une diminution des risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire chez les personnes possédant un chat ; les chats ont en effet le pouvoir de faire baisser le stress et la tension artérielle.

Ronronthérapie

On prête aux ronronnements du chat et à l’animal lui-même, certaines vertus thérapeutiques pour les humains.

L’inventeur de cette nouvelle thérapie, le vétérinaire toulousain Jean-Yves Gauchet, affirme, cité par l’AFP (Agence France Presse), que le ronronnement apaise et agit comme un médicament sans effet secondaire.

Cette « thérapie », il l’a découverte sans l’avoir cherchée. « Je suis tombé sur une étude d’ʺAnimal Voiceʺ, une association de recherche qui étudie la communication animale. Elle a observé, statistiquement, qu’après des lésions ou des fractures, les chats ont cinq fois moins de séquelles que les chiens, et retrouvent la forme trois fois plus vite. D’où l’hypothèse d’une authentique action réparatrice du ronronnement : en émettant ce son, les chats résistent mieux aux situations dangereuses.» Car ils « vibrent » aussi quand ils souffrent et se trouvent dans des situations de stress intenses.

Selon le spécialiste, le ronron qui émet des fréquences basses est également perçu par « les corpuscules de Pacini, des terminaisons nerveuses situées au ras de la peau » et « des pensées positives et de bien-être sont alors transmises à notre cerveau ».

Jean Yves Gauchet propose à des volontaires de tester les pouvoirs du ronronnement grâce à un CD de trente minutes, Détendez-vous avec Rouky (Le CD est disponible sur le site d’Effervesciences, 15 €). Les résultats sont éloquents : les deux cent cinquante « cobayes » ont ressenti du bien-être, de la sérénité, une plus grande facilité à s’endormir. D’un point de vue purement physique, ces sons sont des vibrations sonores étagées sur des basses fréquences de vingt-cinq à cinquante hertz ; ces mêmes fréquences qui sont utilisées par les kinésithérapeutes, les orthopédistes, et en médecine du sport pour réparer les os brisés, les muscles lésés et accélérer la cicatrisation. Les compositeurs de musiques de films utilisent aussi ces basses fréquences afin de susciter des émotions.

« Le ronronnement utilise le même chemin dans le cerveau, à travers le circuit hippocampe-amygdale, une structure étroitement liée au déclenchement de la peur » indique Jean-Yves Gauchet. « Écouter ce doux bruit entraîne une production de sérotonine, l’“hormone du bonheur”, impliquée dans la qualité de notre sommeil et de notre humeur. » Le ronronnement « joue un peu le rôle de la madeleine de Proust » ajoute le praticien. Il s’est aussi aperçu que ces vibrations aidaient à réduire le jetlag, la fatigue liée au décalage horaire. Au printemps 2009, il a conçu, en collaboration avec le géant américain de l’informatique Apple, une application destinée aux téléphones portables iPhone. Le but : aider, après un voyage vers des rivages lointains, à récupérer le bon rythme plus rapidement grâce à une savante association de ronrons enregistrés, de conseils diététiques (notamment manger des noix), et la diffusion d’une lumière bleue générant la production de mélatonine.

Joël Dehasse, dans son livre Tout sur la psychologie du chat (Odile Jacob, 2008), évoque, lui aussi, plusieurs études récentes qui montrent que les gens qui vivent avec un chat jouissent d’une meilleure santé psychologique que ceux qui vivent sans. Tous les propriétaires le constatent, sans pour autant pouvoir l’expliquer.

Véronique Aïache, avec un beau livre intitulé La Ronron Thérapie, aux éditions Guy Trédaniel, tente une explication. « En fait, j’ai écrit ce livre parce que je ne trouvais rien, en dehors d’infos éparses sur Internet, qui me permette de comprendre comment un simple ronronnement peut se révéler si précieux pour le corps et l’esprit. »

Une éponge émotionnelle

Le chat ronronne pour se guérir, mais ronronne-t-il aussi volontairement pour nous faire du bien ?

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