Axes de la Prévention du Cancer du sein

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axe de prévention du cancer du sein
axe de prévention du cancer du sein

Conférence : Prévention du cancer du sein

du Docteur Bérengère Arnal, Gynécologue, Phytothérapeute

Il y a trois types de prévention du cancer de sein :

  1. la prévention primaire, pour limiter le nombre de nouveaux cas
  2. le dépistage précoce par l’échographie ductale
  3. la prévention tertiaire qui concerne la prévention des récidives, des métastases ou d’un second cancer du sein qui peut arriver même des dizaines d’années après.

Comment faire pour limiter le nombre de nouveaux cas ? Un premier geste c’est de diminuer les traitements hormonaux pour la ménopause; il y a des études qui ont montré que le traitement hormonal de la ménopause n’était pas sans danger. Mais les causes sont multi-factorielles. Si sur les causes environnementales nous pouvons avoir peut être une réflexion de santé publique, nous savons depuis 1997, qu’on pouvait prévenir les cancers du sein avec une bonne alimentation ( nutri-thérapie, nutri-prévention, nutri-médecine).

Le docteur Jean Seignalet nous a montré dans son ouvrage, « Alimentation et la troisième médecine », les problèmes de perméabilité intestinale et le lien avec des maladies graves. Nous savons maintenant qu’il avait totalement raison et nous avons aujourd’hui la possibilité d’individualiser la prise en charge au niveau de cette porosité ou au niveau de l’exclusion de tel ou tel type d’aliment. Les aliments les plus utilisé et qui sont à exclure sont bien sûr les produits laitiers, le gluten mais aussi le blanc d’œuf.

Le livre de Jean Seignalet en est à sa cinquième édition, avec des recettes pour pratiquer ce régime.

Á lire aussi le livre du docteur Serge Rafal (édité en 2000) sur l’alimentation antioxydante, le livre de David Servan-Schreiber qui nous parle de la prévention de tous les cancers et nous conseille de travailler sur les déséquilibres de l’environnement, sur l’alimentation, sur notre relationnel, sur la relation entre l’esprit et le corps et enfin, dans la dernière édition, qui nous conseille de renforcer les liens sociaux.

Richard Beliveaux nous a apporté beaucoup d’informations aussi avec ses ouvrages sur la méthode anti-cancer par l’alimentation; enfin le professeur Dominique Belpomme a écrit sur «La véritable cause des maladies» et «La diététique anti-cancer».

En matière d’environnement et de cancer du sein il y a différents facteurs à prendre en compte : l’alimentation, la pollution à l’intérieur et à l’extérieur, la pollution chimique et puis les médicaments, notamment les hormones. L’estimation de l’incidence de l’alimentation sur le cancer du sein est de 33 à 50% et sur tout cancer confondu est de 30% à 40% et il y a même des spécialistes qui disent que c’est plus que cela.

Pour les pollutions physiques on peut citer les UV, la radioactivité, la radiation électromagnétique pulsée, les pollutions de l’air intérieur (le tabagisme actif ou passif), le radon, les pesticides, les biocides. Pour la pollution de l’air extérieur il y a les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les dioxines et autres. Il faut se rappeler la bonne définition des pesticides: herbicide + insecticide + fongicides.

Dans la pollution chimique nous avons 97 produits reconnus cancérigènes (des xenoestrogènes) dont l’action cancérigène est potentialisée par les métaux lourds, notamment le cadmium et le mercure, qui vont se bio-accumuler dans la chaîne alimentaire (les travaux du professeur Marty) et à la fin dans la graisse du sein. Ce sont des composés œstrogène-like, ça veut dire qu’ils déclenchent des activités œstrogènes dans l’organisme, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Ils sont en partie responsables de l’augmentation des cancers du sein mais aussi de l’endomètre, de la prostate, des testicules, du colon et son mis en cause pour la baisse de la fertilité chez les hommes.

On retrouve encore, malgré les interdictions, du DDT dans notre environnement, car il a une rémanence de 30 à 50 ans. D’autres molécules dangereuses: les plastiques, les bisphénols notamment dans les biberons des bébés. L’effet de ces molécules est amplifié par les métaux lourds, et ces métaux lourds nous les retrouvons surtout chez la femme enceinte qui fume. Ils sont mutagènes, ils peuvent augmenter la cancérisation et surtout ils se bio accumulent: au départ on les retrouvent dans les phytoplanctons, puis dans les petits poissons, puis dans les moyens, puis dans les gros poissons; c’est pour cela que l’on vous dit de ne pas manger trop régulièrement du thon par exemple et de manger plutôt des petits poissons parce qu’ils sont moins intoxiqués.

Nous connaissons maintenant les risques du tabac pour le cancer du sein, mais aussi les risques de l’alcool et cela concerne un grand nombre de personnes en France, qui compte 13 millions de fumeurs quotidiens et presque 4 millions d’usagers à risque de l’alcool.

Mesdames, mesdemoiselles, si vous arrêtiez de fumer le nombre de cancer descendrait de 35%.

Le tabac augmente aussi le risque du cancer du col utérin, surtout quand il y a un problème d’infection avec le papillomavirus. Il y a une corrélation établie entre le tabagisme et la taille des lésions. Au niveau du sein le risque du cancer est augmenté avec une tumeur qui surviendrait 8 ans plus tôt. Nous savons que si nous fumons, la ménopause arrive 2 ans plus tôt.

Il y a une étude qui nous montre les trois circonstances aggravantes du tabac par rapport au cancer du sein: le début de l’intoxication avant 20 ans, au moins 5 ans avant la première grossesse à terme et une consommation de 20 cigarettes par jour. Pour les fumeuses il y a aussi une augmentation du risque de métastases et donc de décès.

Sur un plan gynécologique le tabac augmente les risques des thromboembolies graineuses, des thromboembolies artérielles, du cancer du col de l’utérus, de l’infection gynécologique avec la chlamydia qui bouche les trompes et augmente l’infertilité, enfin les risques du cancer du sein.

Comment peut-on se protéger de ces molécules industrielles qui sont mauvaises pour la santé du sein? 

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