Allergies : les conseils du Professeur Joyeux

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Professeur Joyeux - Therapies complementaires - allergies
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Le point du Professeur Joyeux

Le Professeur Joyeux fait le point sur leur cause et conseille quelques solutions. Nous vous proposons plus loin sa conférence consacrée à ce sujet.

Voilà arrivée la  saison  des  allergies ! Rentrées dans la  galerie  de  plus  en  plus  peuplée
des ʺ maladies de civilisations ʺ, les allergies ne sont pas seulement désagréables, mais elles sont aussi le signe d’un dérèglement plus profond de notre organisme. Certaines ont leurs origines dans les erreurs qui ont accompagnées notre enfance, d’autres dans les dérèglements de notre vie quotidienne. 

Le Professeur Joyeux fait le point sur leur cause et conseille quelques solutions. Nous vous proposons plus loin sa conférence consacrée à ce sujet.

Nous avons de plus en plus d’allergies, et ce qui est en cause c’est notre système immunitaire qui débloque. La prévention doit commencer dès la naissance et même avant !

La sensibilité se détermine dès les deux premières années de la vie. Il faut 1000 jours pour faire un bon système immunitaire : à partir de la conception jusqu’à la naissance (270 jours) plus les deux premières années – cela fait 1000 jours et là, le petit a un magnifique système immunitaire…

L’allaitement est très important. L’idéal c’est d’allaiter le bébé pendant au moins 6 mois. En même temps, si vous donnez à un enfant – on le sait maintenant – des aliments, alors qu’il n’a pas atteint ses six premiers mois, vous augmentez les risques d’allergies chez cet enfant pour ces aliments. Pas question de donner à un enfant de moins de 6 mois autre chose que le lait de sa mère !

Les causes des allergies sont multiples, il y a plusieurs facteurs de risque.

  • Faible exposition aux bactéries.

Vous ne voulez pas que votre petit attrape des bactéries, donc vous le vaccinez contre 59 maladies infectieuses. Mais si vous voulez qu’il n’ait aucune de ses maladies il faut justement le soumettre aux bactéries qui sont dans notre environnement, qui vont arriver sur sa peau et créer l’immunité.

Mais, plus important encore, il faut qu’il sorte du ventre de sa maman par la voie naturelle. Aujourd’hui on pratique à peu près 20% de césariennes alors qu’on devrait être à 4%. Or, il faut savoir que pendant un accouchement naturel le passage du bébé se fait à travers le microbiote vaginal. Au niveau vaginal il y a des germes naturels et ce petit va être imprégné de ce qu’on appelle la microbiose de Donermann, du nom de celui qui l’a trouvée. Il ne faut pas hésiter à dire « je souhaite accoucher par la voie naturelle », sauf s’il y a un problème.

  • Le microbiote intestinal.

Progressivement, par le lait de sa maman, le bébé va avoir des antigènes qui vont arriver dans son intestin d’enfant et construire le microbiote intestinal dont il a besoin. Il va avoir plusieurs milliards de germes dans son colon et son rectum, progressivement, pendant les mois qui suivent sa naissance et évidemment s’il n’y a pas d’allaitement naturel cet enfant va être en carence. L’objectif n’est pas de lui donner du lait maternisé.

Voilà un exemple : dans la flore vaginale existe un streptocoque B qu’on appelle agalactiae et la plupart des femmes en ont de manière naturelle. Certaines n’en ont pas. Avant que la femme accouche on fait un prélèvement vaginal et si on découvre le « streptocoque B » on la met tout de suite sous antibiotiques, on lui flanque la trouille en lui disant qu’elle risque de transmettre à l’enfant une septicémie, une méningite etc. Donc : antibiotiques, ce qui fait qu’on esquinte sa flore intestinale, sa flore bactérienne au niveau vaginale et on balance à l’enfant, si jamais la mère l’allaite, des éléments de l’antibiotique qu’elle prend, parce qu’ils passent à travers le lait. Tout cela fait partie du ʺ protocole ʺ…

Pourquoi cette flore intestinale est-elle tellement importante? La santé intestinale intervient de manière directe sur l’origine des allergies. C’est très important de bien comprendre ce qu’il faut manger ou ne pas manger étant donné que le système immunitaire se développe à 80% dans la muqueuse intestinale. Les cellules immunitaires les plus importantes sont les lymphocytes – les lymphocytes B qui viennent de la moelle osseuse et les lymphocytes T qui viennent du thymus. Les lymphocytes B fabriquent les immunoglobulines, les T ont de la mémoire ; ils peuvent avoir la mémoire d’un antigène qui leur a été envoyé et peuvent utiliser leur mémoire pour nous protéger.

Comment peut-on savoir si nos intestins sont en bonne santé ? Tout simplement vous regardez ce que vous évacuez. Une selle normale c’est une selle qui est pâteuse, qui n’a pas d’odeur excessive. Si c’est très malodorant c’est le signe de la putréfaction, de la pullulation microbienne qui donne la putréfaction.

On parle de ʺ barrière intestinale ʺ ça veut dire qu’il y a des molécules qui passent et d’autres qui ne passent pas. S’il y a des molécules qui ne doivent pas passer mais qui passent quand même, on a une ʺ porosité intestinale ʺ. Si vous avez l’intestin perméable vous avez des choses qui passe la barrière intestinale et vont vers le foie, vers le sein, vers la prostate, vers la peau, etc. Les éléments qui sont les plus dangereux ce sont les protéines, qui ont des grosses molécules et qui ont été mal digérées. Je suis pressé, je mastique deux ou trois fois le morceau et j’avale, l’estomac le fait passer à l’intestin qui lui non plus ne le reconnaît pas car le travail n’a pas été fait en amont et bonjour l’inflammation !

Les cellules intestinales sont collées les unes aux autres par des jonctions serrées. À partir du moment où vous avez une inflammation les jonctions se desserrent et laissent passer la mauvaise molécule qui va aller esquinter telle ou telle partie du corps, un peu en fonction des susceptibilités génétiques.

Donc les protéines non digérées, si elles sont présentées au système immunitaire, deviennent des allergènes qui induisent la formation d’un anticorps. On a un exemple : la prolamine du gluten. Les urologues commencent à se réveiller face au nombre énorme de cancers du rein. …..

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