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Ostéoporose : Mythe ou réalité ?

Conférence du Dr. Jean-Pierre Poinsignon (rhumatologue, ostéopathe) pour le 2e Congrès de Santé Naturelle (IPSN)

Je vais poser quelques questions dérangeantes, incorrectes, critiques d’un rhumatologue, et je vais vous proposer des réponses scientifiques, indépendantes, factuelles, de salubrité publique.

La définition de l’OMS pour l’ostéoporose : « Une maladie généralisée du squelette, caractérisée par une densité osseuse basse et des altérations de la microarchitecture osseuse, responsable d’une fragilité osseuse ʺexagéréeʺ  et donc d’un risque ʺélevéʺ  de fracture ».

Dans cette définition il n’y a aucun critère scientifique. Une définition scientifique se ne pose pas dans ces termes (ʺexagéréeʺ, ʺélevéʺ).

Voilà une définition de la vie faite dans les mêmes termes : « La vie est une maladie caractérisée par la lente dégradation chronique de tous les systèmes vitaux, responsable d’une fragilisation ʺexagéréeʺ de l’organisme et donc  d’un risque ʺélevéʺ de mort. Je vous annonce donc : comme vous êtes vivants et comme je suis médecin, je peux vous soigner, si on suit cette logique !

Question nº 1 : L’ostéoporose ʺcommune post-ménopausiqueʺ est-elle sur-diagnostiquée ?

Réponse : l’ostéoporose existe. Je prétends simplement que l’ostéoporose est sur-diagnostiquée. Elle n’est pas une maladie ʺd’involutionʺ  ou ʺpost-ménopausiqueʺ mais un risque fracturaire civilisationnel occidental.

Question nº 2 : L’ostéopénie est-elle le début de l’ostéoporose ?

Réponse : La réponse physiologique est non. L’ostéopénie est normale, parce que le squelette humain perd 2% de sa masse osseuse par an. La sarcopénie est la diminution du volume musculaire avec l’âge. Cette fonte musculaire est physiologique aussi, ce n’est pas le début d’une maladie comme l’atrophie musculaire de la myopathie. La sénescence du cristallin commence à l’âge de 7 ans, mais elle n’est pas le début d’une maladie qu’on appelle la cataracte. Et lorsqu’à 60 ans on commence à avoir des petites pertes de mémoire il s’agit de la diminution cognitive du cerveau, qui n’est pas du tout le début d’une lésion de la maladie d’Alzheimer. Ne confondons pas le vieillissement naturel de l’être humain avec la pathologie !

Le médecin va vous faire monter sur une machine pour mesurer la densité osseuse et trois cas sur quatre vous êtes déclaré ʺmaladeʺ.

On va vous donner un ʺT-scoreʺ, ça veut dire un écart à la moyenne. Le problème est de savoir si cette statistique révèle une anomalie. Eh bien non ! Le densitomètre est un piètre reflet de la solidité osseuse. Le T-score c’est le verre à moitié vide qui vous compare à vos 20 ans et le Z-score c’est le verre à moitié plein qui vous compare à votre classe d’âge. Le – 2,5, écart qui est la limite définie pour l’ostéoporose établie par des critères OMS, conseillers intéressés, c’est un critère arbitraire.

On ne sait toujours pas détecter la femme chez qui une ou deux vertèbres vont se tasser autour de 65 ans, parce que c’est l’âge moyen où ses vertèbres se tassent, soit environ 15 ans après sa ménopause, ou la femme qui va casser son col du fémur à 81 ans en moyenne, soit 30 ans après sa ménopause.

Quelle approche conceptuelle de la solidité osseuse peut-on avoir ? Parce qu’en fait ce qui nous intéresse c’est d’avoir une idée de la solidité osseuse. C’est beaucoup plus complexe qu’on ne le pense.

Fluor : la fausse bonne solution !

Il y a 30 ans l’illusion thérapeutique c’était le fluor. On nous a dit que le fluor c’était très bon pour l’ostéoporose parce qu’effectivement il augmentait la densité osseuse ; nous avons donc donné du fluor à toutes les femmes. Les laboratoires nous disaient que c’était scientifiquement prouvé et moi-même j’ai prescrit du fluor, très content d’augmenter la densité osseuse. Mais malheureusement, voilà ce qui se passait avec le fluor : on augmentait les fractures ! Qu’arrivait-il ? Le fluor augmentait la densité osseuse après quelques années de traitement mais la solidité osseuse diminuait. La solidité osseuse c’est l’addition de trois facteurs importants : une constante k multipliée par les chiffres de la densité osseuse (k x DO), plus une autre constante k’ multipliée par l’élasticité osseuse qu’on ne sait pas mesurer (k’ x EO) plus la bio-tenségrité. Donc le fluor augmentait la densité mais diminuait la solidité en réduisant l’élasticité osseuse.

 Le fluor augmente la rigidité osseuse !

La tenségrité, en architecture, c’est la faculté d’une structure à se stabiliser par le jeu des forces de tension et de compression qui s’y répartissent et s’y équilibrent. L’être humain n’est pas ce que nous pensions il y a encore quelques années, ce n’est pas un empilement d’os, mais toutes les structures qui véhiculent les tensions invisibles, que ce soit les tendons, les ligaments, les aponévroses, les fascias, les muscles. Les éléments rigides sont les os mais l’ensemble est une structure très stable, sous tension, et agir sur un côté a des effets à un autre endroit, à distance. Les ostéopathes savent bien qu’on peut soulager une douleur cervicale en agissant loin du rachis cervical. Les médecins ne sont pas encore informés de ce nouveau concept de bio-tenségrité, concept qui vient de TENSION et d’INTÉGRITÉ.

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